
Le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) était l’invité du journal TV5 monde, le mardi 8 octobre. À cette occasion, Cellou Dalein Diallo s’est, de nouveau, exprimé sur plusieurs sujets d’actualité liés au processus de la transition en cours en Guinée.
En plus du non respect des droits de l’homme en Guinée et de l’éventuelle candidature du Général Mamadi Doumbouya à la prochaine présidentielle dont il est opposé, Cellou Dalein s’est prononcé sur la réintégration de la Guinée au sein de l’organisation internationale de la francophonie (OIF).
D’après lui, l’OIF a mal choisi le moment de la réintégration de la Guinée en son sein. Il estime d’ailleurs c’était inopportun avec ce contexte de transition où des disparitions et la fermeture de médias sont récurrentes. L’exilé politique justifie l’inopportunité de la décision de l’OIF de faire revenir la Guinée en son sein après trois ans de suspension.
« C’était vraiment inopportun, c’est au moment où il y a la disparition de Foniké Menguè et Billo Bah deux activistes arrêtés par la gendarmerie et les forces spéciales qui sont aujourd’hui portés disparus. Dès lors que les autorités ont dit ne pas savoir qui les ont arrêtés où ils sont, imaginez l’état de leurs familles. C’est le moment où on présente au peuple de Guinée le corps de Célestin, un militaire qui a été arrêté depuis un (1) an et on disait aussi ne pas savoir où il est. C’est au moment où les radios sont fermés, les médias fermés, les libertés publiques sont malmenées, les droits humains violés. Il y a plus de cinquante (50) jeunes qui ont été abattus, parce qu’ils manifestaient parfois contre le délestage, contre le coût de la vie. C’est en ce moment que l’OIF a choisi pour accepter la Guinée », a dénoncé le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo.
Mamadou Kouyaté
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