vendredi , 28 août 2026
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Guinée Forestière : il échappe de justesse aux guet-apens des coupeurs de route (lisez le film du récit)


NOTRE NUIT À GBÉLÉVA

C’est à Gbéléva, à une quinzaine de kilomètres de Guéckédou que nous avons trouvé refuge le dimanche 9 février 2025, à 3h50 pour échapper à de présumés coupeurs de route. Cette nuit, entre ce paisible village et la sous-préfecture de Tékoulo, nous apercevons 2 individus à une centaine de mètres. Présence très suspecte pour qui connaît la vitesse à laquelle leur moto venait de nous dépasser quelques minutes plus tôt.

Par prudence, je freine à une distance raisonnable, éteins les phares et les rallume aussitôt. Il n’y a plus de doute. Il s’agit bel et bien des deux motards encagoulés qui venaient de nous dépasser à vive allure il y a environ 5 km. A l’aide de sa torche, l’un d’eux tente de nous rassurer en faisant signe d’avancer. Foncer et rebrousser chemin ? En quelques seconde, le choix est fait.
J’éteins les phares pour une seconde fois, le temps pour nous de virer en trombe et reprendre la direction de Guéckédou.

En comprenant le subterfuge, nos curieux ‘’compagnons’’ de route se mettent à nos trousses. S’engage alors une course-poursuite inattendue. Un silence mêlé d’inquiétude règne dans l’habitacle. Heureusement que la route de cet endroit jusqu’à Kondébadou est 100% nickel, permettant de s’offrir quelques…petits excès de vitesse. Le tableau de bord s’affole et en quelques secondes, la barre de 100 km/h est franchie. Mais nos poursuivants nous collent toujours à la roue.

A cette allure, ce serait tout de même très risqué de tenir jusqu’aux éléments de la gendarmerie mobile postés à une dizaine de kilomètres de là. Mais à l’orée de Gbéléva, nous décidons de nous arrêter et d’appeler à l’aide au besoin. On parvient à se glisser entre quelques cases avant d’éteindre le moteur au milieu d’une grande concession, réveillant les habitants au passage.

Les deux motards ne rentreront jamais dans le village. Nous ne reverrons pas non plus les trois autres venus de Guéckédou quelques minutes après notre camouflage et qui, de toute vraisemblance, s’attendaient à nous prendre en tenaille avant le centre-ville.
Nous reprendrons la route sereinement à 6h pour Macenta.

Les citoyens qui se rendaient à l’église pour la prière matinale avec lesquels nous avons eu quelques échanges avant notre départ n’ont eu de cesse de remercier Dieu pour nous. Ils sont convaincus qu’Il s’agissait là d’un guet-apens tendu par des brigands.

MERCI À DIEU POUR SA FIDÉLITÉ,

GBÉLÉVA, MERCI POUR TON HOSPIALITÉ

BALIKA TAOU TAOU

 

Ougna Camara, administrateur général de Kaloumpresse.com