mercredi , 24 juillet 2024

Nuire par procuration, et si la silhouette trahissait les intéressés (B.Kamano)


A ce qu’il est convenu de qualifier « un papier sorti du chapeau du célèbre illusionniste, Hary Houdini, il est nécessaire de rappeler la première règle du travail journalistique, selon le Dr. François Awoudo( Béninois).

« Le journaliste publie uniquement les informations
dont l’origine, la véracité et l’exactitude sont
établies.Le moindre doute l’oblige à s’abstenir ou à émettre les réserves nécessaires dans les formes
professionnelles requises ».

Hélas! Dans un texte aux relents de règlement de compte par procuration, titré : « Où est passé l’argent des ambassades »? Son auteur qui prétend faire le journaliste téméraire dit, se dédie, se contredit et défie cette règle inviolable de Dr. F. Awoudo.

Au-delà de la vacuité de sa narration bric-à-brac, la bourrasque de la vengeance d’un limogeage certifie déjà le gros doute dans lequel baigne son auteur. Il ne croit pas en ce qu’on lui dit d’écrire, mais obligé de décrire les ressentis parce que lui-même, est déjà embarqué dans une lutte des causes perdues.

Désormais la source réelle de la volonté de nuire est démantelée. Même sa silhouette ne parvient plus à duper l’opinion, l’auteur est au service obscur de certains ambassadeurs limogés. Et le vrai mobile de l’acharnement contre un candide s’est affiché, tel un poster géant au carrefour du journalisme à la volonté du client.

Sans quoi, l’histoire des vagues de limogeages engagées aux lendemains du coup de force du 5 septembre2021, est très fumante pour être refroidie rapido-presto, en vue de la dilater à souhait.C’est même tenter vainement de faire croire que le nazisme n’a pas existé en Allemagne!

Car, il ne saurait être une nouvelle pour personne en Guinée que, ces limogeages n’ont épargné aucune autorité de premier plan. Du ministre au directeur national, en passant par le secrétaire général et le chef de cabinet,tous furent emportés par le cyclone irrésistible du renouveau. C’était programmé !

Or, les ambassades sont l’extension l’administration publique à l’étranger. Par conséquent, les ambassadeurs en poste ne pouvaient en aucun cas passer par les mailles du filet de ces décisions des nouvelles autorités. D’où leur rappel en vrac, contrairement aux allégations riches en imaginations pauvre en preuve.

Plus regrettable dans ce tableau d’orchestre, est aussi l’ignorance manifeste dont l’auteur fait preuve au zénith, du circuit des fonds alloués aux ambassades. À le lire, on a l’expression qu’un ministre des affaires étrangères peut aller à contre courant de la symphonie gouvernementale.

D’ailleurs, dans la foulée des rappels et nominations ,comment peut-on rapatrier des fonds des ambassades dans un intervalle aussi infime ? Et comment les nouveaux ambassadeurs ont pu faire fonctionner leurs missions? Autant de questions que l’auteur de cette platitude a omis de poser à son client, autant pour moi, à son interlocuteur.

Mais aussi, par respect pour le minime public qui se donne la d’énorme peine de le lire ses élucubrations, il aurait dû brandir une once de preuve, puisqu’il confirme que l’argent est bel et bien arrivé à Conakry. Un sage ne dit ce qu’il ne prouve, dit un adage africain. En bon investigateur, le temps ne doit être aux récits, plutôt à l’exhibition des faits.

Justement, c’est à eux que Laurent Correau,journaliste Français rappelle que : « l’amour de ce métier, c’est aussi l’attachement à une information fiable».

Quant à la volonté de nuire aux autres par le biais du journalisme, le célèbre journaliste Congolais interpelle ses confrères dans une formule, devenue la charte des écologistes du monde: « Dire sans nuire ; montrer sans choquer ; dénoncer sans condamner ; témoigner sans agresser », Stanislas.

Dossier à lire !

Bella Kamano.