lundi , 22 avril 2024

Le CNRD ignore le préavis de grève du mouvement syndical guinéen et satisfait un point de revendication d’une structure dirigée par Foniké Menguè

 

Dans un communiqué rendu public hier jeudi, le mouvement syndical guinéen a une fois de plus réitéré le maintien de la date de la grève générale et illimitée prévue le 26 février prochain sur toute l’étendue du territoire national.

Dans leur plateforme de revendication, les Syndicalistes exigent entre autres : la libération immédiate et sans condition du secrétaire général, du syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG), la révision à la baisse du prix des denrées alimentaires de première nécessité, l’application intégrale du protocole d’accord tripartite signé à la date du 15 novembre 2023, l’application intégrale du protocole d’accord sectoriel de l’éducation signé le 27 octobre 2023 et la levée de la restriction de l’intérêt et la libération des ondes.

À cet effet, le mouvement syndical guinéen a fait savoir aux travailleuses, travailleurs et retraités de Guinée des secteurs public, privé, mixte et informel de l’expiration du délai imparti du préavis de grève adressé au gouvernement, déjà dissout, à travers le ministre du travail et de la fonction publique en date du 06 février 2024 et du 08 février 2024 qui s’articule sur les points de revendication ci-haut.

Par conséquent, « le mouvement syndical guinéen porte à l’attention de la communauté nationale et internationale du déclenchement d’une grève générale et illimitée à compter du lundi, 26 février 2024 sur toute l’étendue du territoire national dans tous les secteurs public, privé, mixte et informel. Ceci étant, le mouvement syndical demande à toutes ses structures syndicales de base d’observer scrupuleusement le mot d’ordre de grève jusqu’à la résolution des différents points inscrits dans son préavis. Le mouvement syndical guinéen publiera régulièrement des infos pour rendre compte de l’évolution de la situation », a déclaré Amadou Diallo secrétaire général de la centrale syndicale, la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG).

Si les autorités du moment restent encore sourds à la demande du mouvement syndical, elles ont, en revanche, satisfait un point de revendication d’un groupe d’acteurs sociopolitiques qui ont tenu un sit-in devant l’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) le mardi dernier à l’initiative du parlement citoyens pour l’engagement civique dirigé par Oumar Sylla alias Foniké Menguè pour exiger la levée de restriction d’internet, la censure des médias et la libération du secrétaire général du SPPG, Sékou Jamal Pendéssa.

Dans la nuit donc du jeudi à vendredi, les internautes ont constaté la levée temporaire des restrictions imposées aux réseaux sociaux. En tout cas, pour le moment, on peut avoir accès à l’internet sans l’aide de VPN.

Cette levée temporaire de restriction intervient quatre (4) jours après la dissolution du gouvernement Goumou et une longue réunion des membres du CNRD tenue hier jeudi à Conakry, selon nos informations, même si nous savons que qu’ils sont dans les perspectives de la formation d’un nouveau gouvernement. Ladite levée temporaire de restriction coïncide également à une rencontre des Influenceurs (blogueurs) Africains en Guinée.

 

Djely Mamadou Kouyaté