lundi , 22 avril 2024

La jeunesse guinéenne face à son destin (par Ibrahima Tenemba Kourouma)

Reléguée au second plan depuis des années, utilisée comme du bétail politique, la jeunesse guinéenne est plus que jamais appelée à s’engager pour influencer les politiques publiques, sinon. La jeunesse guinéenne face à son destin. Osons ensemble pour le retour historique de la jeunesse au pouvoir.

La jeunesse doit désormais cesser d’être celle-là que le poète allemand Bertolt Brecht décrit en ces termes : « le pire des analphabète politique. Il n’écoute pas, ne parle, ne participe pas aux événements politiques. Il ne sait pas que le coût de la vie, le prix des haricots et du poisson, le prix de la farine, le loyer, le prix des souliers et des médicaments dépendent des décisions politiques. L’analphabète politique est si bête qu’il s’enorgueillit et gonfle la poitrine pour dire qu’il déteste la politique. Il ne sait pas, l’imbécile, que c’est son ignorance politique qui produit la prostituée, l’enfant de la rue, le voleur, le pire de tous les bandits et surtout le politicien malhonnête, menteur et corrompu, qui lèche les pieds des entreprises nationales et internationales. »

Et si cette jeunesse ne se ravise pas pour prendre son destin en main, elle devrait également cesser de se plaindre de ce que les vieux sont aux affaires, ne font rien et ne veulent pas quitter. Ils ne partiront pas d’eux-mêmes, mais les élections offrent là une occasion de les faire partir poliment sans qu’ils ne prétendent que les jeunes leur ont manqué du respect.

Nous devons prendre les devants. Dans ce discours à la jeunesse, nous invitons une fois de plus les jeunes à ne plus être des followers passifs. Ce conseil ne s’applique pas seulement au domaine des nouvelles technologies auquel nous faisons souvent allusion, mais davantage au champ politique. Il est vrai que la jeunesse rencontre encore un blocage, celui d’être investi par un parti politique.