mardi , 27 février 2024

Justice : deux dossiers des responsables du FNDC dissout à la Cour d’appel de Conakry


Ce mercredi 31 janvier, maître Salifou Béavogui, avocat des responsables du Front national pour la défense de la constitution de 2010, dissout, était à la Cour d’appel de Conakry. C’était pour défendre deux dossiers de Oumar Sylla alias Foniké Mengue et collègues du FNDC dissout par les autorités du moment. Le premier concerne Oumar Sylla alias Fonikê Menguè, Mamadou Bilo Bah et Djani Alfa. Et le second opppose Oumar Sylla alias Fonikê Menguè, Mamadou Bilo, Sékou Koundouno, Djani Alfa au Ministre d’État, ministre de la justice et des droits de l’homme, Alphonse Charles Wright.

« Nous sommes à la Cour d’appel de Conakry aujourd’hui pour défendre les deux dossiers dans lesquels nos clients sont partis. Le premier dossier vous vous rappelez qu’au tribunal de première instance de Dixinn Oumar Sylla alias Fonikê Menguè, Mamadou Bilo Bah et Djani Alfa avaient été violemment interpellés, blessés conduits à la direction centrale des investigations judiciaires, d’abord conduits à la maison centrale puis jugés et relaxé purement et simplement pour délits non constitués. Donc, le parquet n’étant pas satisfait a systématiquement relevé appel et le dossier est arrivé à la cour d’appel. Sur les trois, Monsieur Oumar Sylla est le seul présent. Monsieur Djani Alfa depuis ce procès a été obligé de vivre en exil. Aujourd’hui, il vit en Europe. Monsieur Mamadou Bilo, hier j’étais avec lui, il a promis d’être là mais ce matin il m’a appelé, il est maintenant là à la clinique pour une intervention chirurgicale », a fait savoir l’avocat avant poursuivre.

« Le second, est le dossier dans lequel Monsieur Oumar Sylla alias Fonikê Menguè, Mamadou Bilo, Sékou Koundouno, Djani Alfa ont cité Monsieur Alphonse Charles Wright, ministre d’État, ministre de la justice et des droits de l’homme pour plusieurs infractions. Il s’agit des faits qualifiés de violence, menace, coups et blessures volontaires, dénonciation calomnieuse, diffamation, injure, Abus d’autorité. Alors que ce procès avait eu lieu ici. Mais contre toute attente le tribunal de première instance de Dixinn nous dit que Monsieur Alphonse Charles Wright est un ministre de la République et qu’il est justiciable à la haute cour de justice. Donc, le tribunal s’est déclaré incompétent à connaître cette affaire », a déclaré maître Salifou Béavogui.

Par ailleurs, l’avocat est revenu sur les raisons qui les amenées à relever appel la décision rendue contre ses clients en clients en première instance. « Nous avons relevé appel parce que pour nous, la haute cour de justice certe à exister sur papier dans la constitution mais elle n’a jamais été fonctionnelle, elle n’a jamais été mise sur pieds, elle n’a jamais été institutionnalisée et rendue fonctionnelle. Nous estimons que devant la Cour, évidemment les erreurs de procédure, les violations multiples que nous allons soumettre devant les magistrats de la Cour d’appel pourront nous amener dans un premier temps à confirmer la première décision qui les a relaxé dans un second temps à infirmer la deuxième décision qui a indiqué que notre action est irrecevable parce que le ministre n’est justiciable que devant la haute cour de justice qui n’existe pas », a conclu maître Salifou Béavogui.

 

Mamadou Kouyaté

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