mardi , 27 février 2024

CNT : le volet recettes de la LFI 2024 examiné et adopté

La plénière consacrée à l’examen et adoption du volet recettes du projet de Loi de Finances s’est tenue le mardi 26 décembre à l’hémicycle du palais du peuple. Ledit a été défendu par le ministre du budget en présence de ses homologues de l’économie et des finances, de la coopération internationale ainsi que plusieurs personnalités de l’administration.

Selon la rapporteuse générale de la Commission Plan, Affaires Financières et Contrôle Budgétaire les recettes du budget de l’État sont évaluées à 29 942,48 Mds contre 29 029,32 Mds en 2023, soit une augmentation de 913,16 Mds (3,15%).

D’après le contenu du rapport lue par Fatima Camara, les objectifs de la politique budgétaire de cette année visent à :

Accroître significativement le niveau de mobilisation des recettes fiscales de manière à atteindre un taux de pression fiscale de 13,25% en 2024;

Assurer la mobilisation optimale des recettes intérieures par une relance économique à travers le soutien aux entreprises et aux ménages pour contenir les chocs économiques des crises en cours;

Poursuivre les réformes et mesures de sécurisation des recettes; déployer des plans de modernisation des régies financières;

Maintenir l’allocation de 20% du budget des départements aux services déconcentrés au titre de leur fonctionnement;

Réaffirmer le caractère prioritaire des investissements en les maintenant à un taux supérieur à 35 % des dépenses totales du budget de l’État;

Limiter le déficit budgétaire autour de 3,62% du PIB; poursuivre l’apurement de la dette intérieure (dette fournisseur) afin d’améliorer le climat des affaires;

Prévoir une dotation conséquente pour l’exécution des activités du chronogramme de la Transition;

Revoir à la baisse de plus de 1000 milliards la subvention du prix de consommation de l’électricité;

Poursuivre l’effort d’augmentation des dépenses de santé et d’éducation pour les porter à 20% des dépenses de l’État;

Accroître le niveau des dépenses du secteur de développement rural (Agriculture, élevage, pêche et environnement), en le portant au minimum à 8% des dépenses de l’État.

Ainsi les projections budgétaires pour 2024, tant au niveau des recettes, des dépenses que du
financement, tablent sur :

– un taux de croissance économique de 5,4% du PIB;

– un taux d’inflation moyen de 8,9% du PIB;

– un taux de pression fiscale de 13,25% du PIB;

– des réserves de changes correspondant à au moins trois (3) mois d’importations;

– un taux de change de 8 805,74 GNF pour 1 Dollar.

Les grandes masses du PLFI 2024 se résument ainsi qu’il suit en Milliards de francs Guinéens :

•recettes totales : 29 942,48 Mds

•recettes hors dons : 28 727,91 Mds.

Voir tableau ci-dessous.

Mamadou Kouyaté

628 38 09 89