mardi , 27 février 2024

Guinée : le SPPG entame un nouveau combat par un sit-in annoncé devant la HAC


L’ultimatum donnés par des organisations et syndicat de la presse de Guinée pour la levée de restriction des réseaux sociaux (internet) et le brouillage des médias a déjà expiré sans suite favorable. Ce jeudi 7 décembre donc, le secrétaire général du syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG), Sékou Jamal Pendessa, en compagnie de ses collègues, a procédé au dépôt d’un courrier d’information à la mairie de Kaloum pour l’organisation d’un sit-in devant la Haute autorité de la Communication, prévue le jeudi 14 décembre prochain.

« Nous sommes venus à la mairie de Kaloum pour déposer un courrier d’information puisque nous devons organiser un sit-in devant la Haute Autorité de la Communication (HAC) et ce sera le jeudi, 14 décembre 2023. Mais bien avant, retenez qu’on a déjà commencé à dérouler le calendrier la mise en œuvre de notre plan de riposte à ces actes attentatoires à la liberté de la presse. La nuit déjà, on a publié une déclaration dans laquelle nous avons confirmé les personnalités qui ont été citées dans la déclaration du lundi comme ennemis de la presse et puis aujourd’hui on a déposé le courrier, c’était la deuxième action de riposte.

Et dès lundi, 11 décembre c’est la journée sans presse. Mercredi c’est une synergie qu’on va organiser, ce sera le 13 décembre pour communiquer suffisamment sur ces actions liberticides mais aussi communiquer suffisamment l’évènement du lendemain. Parce que c’est le jeudi qu’on va organiser le sit-in devant la HAC donc l’occasion sera mise à profit pour parler suffisamment au cours de la synergie de ce qu’on va faire à la HAC. Donc, voici le programme résumé de cette première phase de notre plan de riposte à tout ce qui nous arrive aujourd’hui.

Nous demandons à la corporation d’être mobilisée, de venir massivement répondre à tous nos appels parce que notre corporation est menacée d’extinction. Ils veulent nous éteindre coûte que coûte, ça ne doit pas marcher. La liberté de la presse est acquise au prix des libertés des individus qui ont accepté d’aller en prison, on ne va pas accepter que quelqu’un vienne bafouiller cette liberté. Si on l’accepte c’est que notre génération n’aura pas mérité ce métier.

On a pas des doutes sur la mobilisation. Toutes les organisations se sont retrouvées avec le syndicat et ce sont des déclarations conjointes qu’on a est en train de faire donc c’est des actions communes. Cette fois-ci et patrons et employés, tout le monde est déterminé parce que le danger qui est là ne menace pas un seul camp. Nos emplois sont menacés, les entreprises des patrons aussi sont menacées. C’est un combat de survie, c’est un combat d’honneur. On va sauver l’honneur, on va rétablir la dignité.

Je vous rappelle que pour cette première phase c’est un sit-in qu’on a prévu mais après la semaine-là quand on va annoncer la deuxième phase, ça sera une marche si rien n’est fait pour débloquer la situation, l’action à venir c’est une marche. Et c’est là où on va réactiver l’acte 2 de l’assaut de la dignité. Vous savez de la dignité a été suspendu à partir de l’acte 2 puisque Guineematin a été libéré. On avait bien dit que c’est suspendu, c’est pas annulé puisqu’on savait que ces gens-là étaient en train de se préparer. Ils sont revenus, on va revenir à la charge, on va réactiver l’assaut de la dignité, acte 2 », a expliqué Sékou Jamal Pendéssa secrétaire général du SPPG.

 

Mamadou Kouyaté

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