mardi , 27 février 2024

Guinée : Bernard Goumou, Ousmane Gaoul et Mamady Doumbouya bientôt déclarés « ennemis de la presse »

Les Associations et syndicat de la presse de Guinée ont tenu une assemblée générale extraordinaire extraordinaire ce lundi, 04 décembre à la Maison de la Presse de Guinée pour dénoncer « le brouillage illégal de plusieurs radios privées et le blocage des réseaux sociaux impactant le fonctionnement des médias ». À cette occasion, ils ont « unanimement et sans réserve dénoncé et condamné ces pratiques liberticides » en dépit « que toutes les démarches menées auprès des autorités compétentes soient restées jusque-là infructueuses ». Ils ont ensuite dénoncé l’inaction et le silence coupable des services compétents de l’État bien que saisis officiellement. « L’Assemblée Générale a relevé que ces actes sont contraires à la charte de la transition et aux engagements du chefs de l’État de protéger et de garantir la liberté de la presse »

Au regard de cette situation dramatique inédite, disent-ils, l’Assemblée générale exige la levée immédiate et sans condition de ces restrictions. A défaut, poursuivent-ils, les associations de presse et le SPPG entendent dès mercredi, 06 décembre 2023, d’engager les actions ci-après :

• Désigner les personnalités dont les noms suivent ennemies de la presse :

• Dr Bernard Goumou (Premier Ministre);

• Djiba Diakité (PCA du Conseil national de régulation des télécommunications); postes et

• Ousmane Gaoual Diallo (Ministre des Postes, Télécommunications numérique) et de l’Economie

• Mamady Doumbouya (Directeur Général de I’ARPT);

• Adama Condé (DGA de l’ARPT),
Engager des poursuites judiciaires contre l’ARPT.

Et ce n’est pas tout. Ils vont organiser « des Journées sans presse; des synergies des radios et télévisions privées; un sit-in devant la Haute Autorité de la Communication (HAC); une campagne numérique; une marche pacifique; Boycotter les activités des organes de la transition; demander la suspension de la participation des représentants de la presse au Conseil national la Transition (CNT) et à l’Institut national de l’Audiovisuel (INA). Un comité de coordination est mis en place pour le suivi de l’exécution de ces actions », peut-on lire dans la déclaration.

Si ces décisions s’appliquent, le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoul Diallo serait donc doublement appelé « ennemi de la presse » à l’espace de quelques mois en mois en Guinée.

Pour rappel, il a été déclaré « ennemi de la presse » le 22 mai dernier par le syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) face à la restriction imposé, à l’époque, au Site guineematin.com.

 

Kaloumpresse.com