dimanche , 14 juillet 2024

Baiser forcé : le patron du foot espagnol, Luis Rubiales, refuse de démissionner

Le président de la Fédération de football espagnole a annoncé, ce vendredi lors d’une réunion de son organisation, qu’il ne démissionnerait pas.

Contrairement à ce qu’avaient annoncé les médias espagnols jeudi, le patron du foot espagnol n’a pas présenté sa démission lors de la réunion ce vendredi à Madrid.

Luis Rubiales a présenté «[ses] excuses » à l’ouverture de l’assemblée générale extraordinaire de la fédération espagnole convoquée en urgence à Madrid. Mais M. Rubiales a aussi défendu ses actes, en affirmant que son baiser sur la bouche de Jenni Hermoso, une joueuse de l’équipe nationale, avait été « spontané, mutuel et consenti » et qu’il n’avait pas été administré depuis une « position de pouvoir ».

« Je ne vais pas démissionner, je ne vais pas démissionner », a lancé Luis Rubiales, prenant de cours l’auditoire et tout le pays. Il s’en est pris aussi au « faux féminisme » qui « ne cherche pas la vérité » et a dénoncé une « tentative d’assassinat social ».

Il a notamment attaqué nommément trois femmes membres du gouvernement, dont la ministre communiste du Travail et numéro trois du gouvernement, Yolanda Díaz, qui avait été l’une des premières à exiger sa démission.

Le patron du foot espagnol est au cœur d’une polémique depuis qu’il a embrassé de force, sur la bouche Jennifer Hermoso, la N.10 de la Roja féminine, devant les caméras du monde entier, juste après le sacre de l’Espagne face à l’Angleterre.

L’attitude du patron du football espagnol, Luis Rubiales, est « inacceptable », a affirmé la numéro trois du gouvernement espagnol, Yolanda Díaz. « Le gouvernement doit agir et prendre des mesures urgentes », a affirmé sur le réseau X (anciennement Twitter) Mme Díaz, la ministre du Travail et deuxième vice-présidente du gouvernement, que M. Rubiales avait nommément attaquée dans son discours. « Rubiales ne peut pas continuer à son poste », a-t-elle ajouté.

AFP