lundi , 22 juillet 2024

Succession de Macky Sall au Sénégal : des ennuis pour un opposant qui dit qu’«il est capable de faire…à la Ouattara»

Au Sénégal, Birame Souleye Diop, numéro deux du parti Pastef d’Ousmane Sonko et président du groupe parlementaire de la coalition Yewwi Askan Wi, a été placé en garde à vue après des propos concernant la succession du chef de l’État.

Les cadres du parti présidentiel étaient réunis hier soir, mercredi 5 juillet, après l’annonce lundi 3 juillet de Macky Sall de ne pas se représenter pour l’élection de février 2024. Dans un communiqué cette nuit, ils laissent au chef de l’État « le soin de proposer au parti et à la coalition leur candidat » à la présidentielle.

Du côté de l’opposition, Birame Souleye Diop a été placé en garde à vue après des propos concernant la succession du chef de l’État. C’était lors d’une conférence de presse, mardi soir, après l’annonce de Macky Sall. Birame Souleye Diop, député du parti Pastef d’Ousmane Sonko et président du groupe parlementaire de la coalition Yewwi Askan Wi, met en garde face à un « revirement » du chef de l’État.

Il évoque le cas du président de Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, qui avait affirmé ne pas se représenter pour la présidentielle de 2020 dans son pays, avant le décès de son dauphin, Amadou Gon Coulibaly « J’avertis les prochains candidats de l’APR : évitez de manger chez lui, évitez de boire son eau, il est capable de vous empoisonner et de dire : comme nous n’avons plus de candidat, je reviens. Et de le faire à la Ouattara. Prenez garde ! »

Des propos qui ont suscité la polémique et ont été suivis, hier, des excuses de l’intéressé dans une vidéo en ligne : « Nous avons eu des propos, à l’endroit de Macky Sall, qui ont dépassé nos intentions. Voilà pourquoi je déclare humblement mes excuses. »

Mais cela n’aura pas suffi. Selon son avocat, Me Moussa Sarr, Birame Souleye Diop est poursuivi « pour diffamation commise par un membre de l’Assemblée contre un chef d’État étranger de nature à saper les relations diplomatiques de l’État », ainsi que pour « discrédit sur une institution de la République ».

 

AFP