jeudi , 29 février 2024

Bernard Goumou cogne : « des journalistes payés par-ci par-là pour des posts de Vin…»

Comme annoncé, le Premier Ministre a présidé ce mercredi 3 mai la cérémonie de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse en Guinée. Bernard Goumou, puisque c’est lui qu’il s’agit a saisi l’opportunité pour s’adresser aux professionnels de l’information en général particulièrement aux animateurs des différentes émissions.

« Les gouvernants que nous sommes apprécions bien entendu des critiques de l’action publique. Cependant pour qu’elles produisent l’effet escompter, les critiques doivent être objectives et constructives. C’ est cela le professionnalisme dans le traitement de l’information ou dans l’analyse des faits d’actualité. Sous votre contrôle je parle bien du respect de la déontologie et de l’éthique. Quand vous observez un journaliste qui utilise sa plume, qui utilise son micro pour dénigrer, pour dépeindre un chef de l’État, je pense que cela est inacceptable.

Pire, il ne reste pas qu’à dépeindre un chef d’État mais attaquer sa vie privée, la vie de sa femme, la vie de sa mère et de ses enfants pour nous et pour vous cela doit être inacceptable. Quand vous voyez des journalistes qui se mettent dans le manteau des hommes politiques, qui sont payés par-ci par-là pour des pots de vins pour de crédibiliser un homme politique pour nous je pense que c’est inacceptable. Et, vous en tant que associations de la presse, vous devrez veiller à ce que ces journalistes soient rayés dans vos structures. Le journalisme, c’est une profession vertueuse.

Je vais reprendre une citation de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo qui dit : « si vous vêtre riche vous ne devez pas être des journalistes» fin de citation. Je voudrais lancer un appel que vous devriez enquêter vous devriez poser des questions, vous devriez exposer des données des services publics et des institutions mais s’il vous plaît respecter toujours la personne humaine et respecter la vie privée comme nous a enseigné les mœurs et les coutumes en Guinée. Vous devez être des miroirs objectifs de votre société sous le prisme de vos valeurs pour accélérer le processus de transformation positive de la nation.

Comme certains de vos confrères l’ont écrit : oui, à la liberté d’informer, non à la liberté de mentir . J’ajouterais en plus non à la diffamation, non à l’incitation et à la violence et non à l’incitation à la haine. Dans votre jargon : il paraît que, il semble que, on m’a dit que, j’aurais appris que et tant d’autres expressions doivent être bannis du vocabulaire des chroniqueurs », a fustigé Bernard Goumou.

« Aujourd’hui plus qu’hier, nous avons besoin des informations mais des informations crédibles et fiables. Le détenteur légitime d’une carte de presse vérifie et recoupe toujours l’information à la bonne source avant de la publier. Un journaliste n’est pas un militant politique. Il aide à la bonne marche de la société. Un journaliste n’est pas un justicier. Il ne clame pas la vérité mais plutôt que de chercher l’objectivité », a martelé le Chef du gouvernement, Bernard Goumou.

 

Mamadou Kouyaté

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