dimanche , 21 juillet 2024

Les Forces Vives de Guinée réagissent : « le Premier Ministre a fermé toute ouverture…»

Les Forces Vives de Guinée vont-elles répondre à l’appel du Premier Ministre ce mardi 28 février à la Primature ? C’est la principale question que l’on se pose en ce moment. En effet, dans un contre communiqué publié ce mardi 28 février, les Forces Vives de Guinée ont relevé une « incohérence » dans le communiqué leur invitant à rencontre ce mardi à la Primature. Cependant, elles n’ont pas mentionné si elles répondront ou pas l’invitation du Premier Ministre ce mardi. Nous y reviendrons courant la journée.

Lisez :

Après avoir pris connaissance, hier tard dans la nuit, du communiqué de presse publié par la Primature invitant les membres des Forces Vives de Guinée (FVG) à une réunion à la Primature ce mardi 28 février 2023 à 13 heures, les acteurs politiques et de la Société Civile concernés ont procédé à la lecture commune du communiqué de presse et ont abouti aux conclusions ci après :

En affirmant dès le départ, dans son communiqué de presse, que le seul espace d’échange avec tous les acteurs politiques et de la société civile est le cadre de dialogue crée par le Décret D/2022/0427/PRG/CNRD/SGG du 09 septembre 2022, le Premier Ministre a fermé toute ouverture à une concertation avec les Forces Vives de Guinée.

Les FVG sont certes disposées à participer à un dialogue avec le CNRD et le Gouvernement pour définir ensemble les conditions d’un retour diligent à l’ordre constitutionnel. Mais ce dialogue, pour être crédible et fécond, doit être présidé par la CEDEAO et réunir les coalitions politiques et les acteurs de la Société Civile qui ont des réserves ou des revendications sur le chronogramme actuel de la Transition et en présence des partenaires techniques et financiers qui accompagnent habituellement la Guinée dans l’organisation des élections en l’occurrence le G5 Guinée.

Les acteurs politiques et de la société civile, réunis au sein des Forces Vives de Guinée, sont demandeurs d’un tel dialogue dès lors qu’il s’agira de discuter du cadre juridique et des conditions techniques et matérielles à réunir pour organiser des élections libres, transparentes et inclusives. Mais au préalable, ils exigent et exigeront toujours, la satisfaction de leurs revendications reprises dans le mot d’ordre appelant la manifestation du 09 mars 2023, notamment l’arrêt des poursuites judiciaires fantaisistes contre les acteurs politiques et de la société civile et la levée de la suspension des manifestations dans les rues et sur les places publiques.

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