dimanche , 14 juillet 2024

Cameroun : trois explosions font 18 blessés au départ de la course de l’Espoir

Des athlètes blessés par des explosions sont soignés à l’hôpital régional de Buéa, au Cameroun, le 25 février 2023. Trois explosions au départ de l’ascension du Mont Cameroun («course de l’Espoir») ont fait 18 blessés.

Grosse frayeur samedi 25 février à Buéa, dans le Sud-Ouest anglophone du Cameroun, où se déroulait la 28ème édition de l’ascension du Mont Cameroun. Cet événement sportif et culturel accueille cette année plus de 600 athlètes venus de treize pays différents, partis à la conquête de cette montagne qui culmine à plus de 4000m. La course de l’Espoir a bien failli virer au drame lorsque trois explosions ont retenti, peu après son coup d’envoi.

L’édition 2023 de l’ascension du Mont Cameroun – aussi appelée course de l’Espoir – a commencé dans l’incompréhension et dans l’inquiétude. Peu après 7 heures du matin, samedi 25 février, alors que le départ de cette course à pied venait à peine d’être donné, une première détonation a retenti, suivie quelques minutes plus tard par deux autres déflagrations.

Ces trois explosions ont eu lieu près du stade Molyko de Buéa point de départ et d’arrivée de cette course de l’Espoir. Un endroit qui avait été pris d’assaut aux aurores par des milliers de spectateurs. De sources policières, les détonations ont été provoquées par des engins explosifs improvisés, dissimulés sur différents points du trajet des athlètes.

Selon le Ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi, présent à Buéa, ces incidents ont fait 18 blessés, dont un athlète et 17 spectateurs. La course a néanmoins pu se poursuivre et se terminer sans nouvel incident. Mais dans une ville de Buéa gagnée par la psychose, un gros renfort sécuritaire a été déployé, avec notamment des hélicoptères militaires qui ont survolés la cité toute la journée.

Des événements qui sont venus rappeler le contexte de crise qui prévaut dans cette partie du pays, en proie à un conflit armé entre les combattants séparatistes anglophones et l’armée régulière depuis 2017.

 

AFP