mardi , 7 février 2023

Dadis a, enfin, livré sa part de vérité sur le drame du Camp Koundara 

L’audition à la barre de l’ancien président de la transition, le Capitaine Moussa Dadis Camara a pris ce mercredi 25 janvier. Mais un peu avant, Dadis a expliqué de long en large sur la tentative d’assassinat dont il a été victime de la part son aide de Camp Toumba Diakité au Camp Koundara actuel Camp Makambo. C’est sur insistance de son avocat Maître Jocamey Haba que Dadis a finalement donné la version de sa part de vérité sur cette tragédie alors ne voulait en parler au cours de ce procès. Puisque, selon lui, une autre procédure doit s’ouvrir pour cela.
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C’était mon petit. Quand je suis arrivé, il n’y a pas eu d’honneur. Moi-même je l’ai dit. Je dis : je peux rentrer ici sans les honneurs. J’ai mon véhicule. Et comme il était assis de l’autre côté, je suis allé vers lui. Je dis mais qu’est-ce vous êtes en train de faire ? Ce que vous faites n’est pas bon. C’est dans ce contexte on est resté, feu Joseph Makambo qui n’était même pas dans le cortège c’est quand il a appris que je suis dirigé vers Koundara il est venu. Je n’ai pas besoin de mentir sur cet homme (Tout à ndlr) la façon dont il portait son béret puisque dans l’armée le port du béret est réglementé, c’est là que j’ai dit mais comment vous portez le béret ? Je voulais arranger son béret qui était dans une telle position, est tombé.
Quand cela s’est passé, il a repris son béret. Je dis lève-toi on va aller au camp Alpha Yaya. Ce que vous êtes en train de faire c’est pas bon. Au même moment, je vois une discussion qui tramait derrière moi. Je tourne, je vois feu Joseph Makambo qui avait pris la main de feu Bégré qui un Pistolet. Je dis qu’est-ce qui se passe ? Il dit non, monsieur le président vous ne pouvez discuter avec Toumba. Lui, il sort le revolver. Alors quand j’ai compris, j’ai eu un reflex. Je dis non laisse le s’il veut faire quelque chose. J’ai banaliser. Les deux étaient arrivés ( Bégré et Makambo ndlr), Toumba s’est levé, en toute sincérité, il n’a pas réagi. On a commencé à aller. La seule chose qu’il m’a, il dit monsieur le président vous savez je suis votre petit sûr. Je dis allons-y au camp.
À peine qu’on arrive juste au bureau de feu Bégré, il me dit on va rentrer au bureau, je dis non, je ne peux pas rentrer dans un tel bureau. Allons au camp, on marchait. Vous savez quand marchez avec quelqu’un dès quelqu’il s’arrête, vous vous rendez compte. Dès que j’ai constaté qu’il s’est arrêté, j’ai tourné la tête. Ce fut un coup de feu, pas plus de deux mètres. Quand ça s’est passé, quand feu Joseph Makambo a vu ça, c’est en ce moment qu’il est venu parce qu’il a compris que je suis à terre et que le tir a été effectué.
Mais dans tout ça, je pouvais pas me retrouver. C’est juste le jeune Mansaré qui venu. Il a dit monsieur le président, j’ai répondu. Il me dit je vais te sauver. Je ne sais même pas ce jeune m’a extirpé pour m’envoyer à quelques trente mètre de là où les événements se passaient. Cependant ce temps, feu Joseph Makambo était en train de lutter avec son équipe. Ceux qui sont venus m’accompagner c’est après dans les explications, j’ai compris qu’ils n’ont pas réagi. La seule chose que j’ai dit, envoyez au camp Samory.
Mon reflex c’était quoi ? Je me suis dis si je reste ici et qu’ils lancent de grenades et c’est ce qui fut. Je ne sais même pas comment le cheminement a été fait du camp Samory, le traitement a été fait et puis l’hélico est venu me transporter pour la base aérienne. De la base aérienne, je suis venu dans un véhicule, moi-même j’ai marché pour rentrer dans mon bureau.