mardi , 7 février 2023

Première session ordinaire du Comité de pilotage du Projet d’Appui à l’ANAFIC et du PAGL sur fond d’espoir

 Le Comité de pilotage du PANAFIC et du PAGL, deux projets d’appui pilotés par l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales (ANAFIC), a tenu sa première session ordinaire de l’exercice 2023 ce vendredi 13 janvier.

Pour cette réunion, plusieurs points étaient à l’ordre du jour. L’examen et l’adoption du rapport d’activités de l’exercice clos au 31 décembre 2022, l’examen et la validation du Programme de Travail et de Budget 2023 et d’autres questions relatives au fonctionnement de l’ANAFIC.

Il s’agit pour les membres statutaires, in fine, de doter l’ANAFIC de documents stratégiques et opérationnels, devant guider l’institution dans la mise en œuvre des activités de ses deux projets d’appui.

« L’objectif est aussi de faire le point sur le niveau d’exécution des recommandations de la dernière session du CP de 2022 et de formuler d’utiles recommandations, susceptibles de booster la performance de l’ANAFIC dans la mise en œuvre des activités du PANAFIC et du PAGL », précise une note de l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales consultée par nos soins.

Le Comité de pilotage qui se réunissait ce vendredi devait fixer les grandes orientations devant guider la gestion de la direction générale de l’ANAFIC dans la mise en œuvre des activités programmées pour le compte du PANAFIC et du PAGL.

Il faut souligner que le Projet d’Appui à l’Agence Nationale de Financement des Collectivités Locales (PANAFIC) est financé par l’AFD à hauteur de 10 millions d’euros. Financé à travers le Contrat de Désendettement (C2D) en synergie avec la Banque mondiale, il œuvre au développement de l’ANAFIC et au renforcement des capacités des administrations déconcentrées et décentralisées. Quant au Projet d’Appui à la Gouvernance Locale (PAGL), financé à hauteur de 40 millions USD par la Banque mondiale, il vise à améliorer la capacité du gouvernement et des collectivités locales en matière de gestion des ressources financières publiques.

A l’ouverture des travaux, le Directeur général de l’ANAFIC, Sékou Mawa Touré, a salué la vision du président de la transition, Colonel Mamadi Doumbouya, qui, depuis le 5 septembre 2021, place la politique de la décentralisation au cœur du processus de refondation de l’État. Un engagement qui s’est traduit selon M. Touré, par la mutualisation au sein de l’ANAFIC de trois fonds. Le Fonds National de développement local (FNDL), le Fonds de Développement Economique Local (FoDEL) et le Fonds de Développement des Communes de Conakry (FODECCON). Et la désignation de l’institution comme l’unique instrument de financement des collectivités locales en Guinée.

Le directeur général a également salué « les réformes courageuses » entreprises par le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, ainsi que la présence des partenaires traditionnels que sont la Banque mondiale et l’AFD aux côtés de l’Etat guinéen.

« De la désignation de l’ANAFIC comme l’unique instrument de gestion de trois fonds (FNDL, FODEL, FODECCON) à l’adoption d’une Loi portant sur la fonction publique locale, l’ANAFIC se voit aujourd’hui renforcer de sa légitimité de mener à bien ses missions de mobilisation, de financement et d’accompagnement des collectivités locales », a-t-il dit.

Sékou Mawa Touré a réitéré la détermination de tout le personnel de l’ANAFIC à mériter la confiance placée en eux par les autorités du pays.  » Nous sommes conscients des défis importants qui nous attendent dans la conduite de cette agence pour la réalisation de la vision du CNRD, pour la mise en œuvre de la politique du gouvernement en matière de décentralisation et du développement local, pour la satisfaction des attentes légitimes de nos populations à la base et pour l’amélioration de leurs conditions d’accès aux infrastructures socioéconomiques de base », a-t-il relevé.

Pour sa part, le Secrétaire général du ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Moustapha Kobélé Kéita, a rappelé que cette session du Comité de pilotage se tient sous de nouvelles auspices et d’espoirs. Un contexte marqué par les réformes majeures au rang desquelles la désignation de l’ANAFIC comme l’unique instrument de financement de la politique de décentralisation.

Au nom du ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, M. Kéita a remercié les partenaires pour leurs appuis techniques et financiers en faveur de l’opérationnalisation de l’ANAFIC et de l’accompagnement des collectivités locales.

« Leurs différents appuis ont permis de prendre en compte tout le paquet défini dans les politiques sectorielles en matière de réalisation des infrastructures socioéconomiques de base, de l’intégration des aspects liés au changement climatique, de la question genre et inclusion sociale », a souligné M. Kéita, avant de revenir sur d’autres acquis comme l’opérationnalisation dans les collectivités locales du Système d’Alertes Précoces (SAPR), le Mécanisme de Gestion des Réclamations (MGR), le Suivi-Évaluation Participatif et la Budgétisation Participative (BP).

Les travaux de cette première session du CP ont pris fin sur fond d’espoir. L’espoir de voir la Direction générale de l’ANAFIC dérouler le Programme de Travail et de Budget Annuel (PTBA) 2023 adopté, et qui cadre parfaitement avec les objectifs stratégiques et opérationnels de l’agence, les recommandations des partenaires techniques et financiers, mais surtout les axes stratégiques de la lettre de politique nationale de la décentralisation et de développement local. Avec le PTBA 2023,  c’est aussi la volonté renouvelée d’exécuter les activités planifiées en 2022 mais non-exécutées ou non-achevées en raison du gel des comptes des collectivités et du départ à la retraite de certains cadres des services techniques.

Elie Camara