vendredi , 2 décembre 2022

Lansana Kouyaté s’inquiète : « Le souffle qui était né est en train de s’égratigner »

Le parti de l’Espoir pour le Développement National (PEDN) a tenu son assemblée générale hebdomadaire samedi, 04 juin 2022 au siège du parti à Ratoma.

La situation sociopolitique de la Guinée était au centre du discours du président du PEDN, Lansana Kouyaté. Il a d’abord commencé par la réunion des partis politiques jeudi, 1er juin 2022 au siège du parti.

« Nous nous sommes retrouvés ici avec plusieurs partis, pour dire que nous disons non à la violence. Ceux qui meurent, d’où qu’ils viennent, ils restent nos frères… Le forum pour une transition apaisée est né et nous sommes en contact. Dans les jours qui viennent nous allons nous retrouver. Il y aura d’autres réunions pour mettre en place une plateforme qui sera communiqué au département de l’administration du territoire et de la décentralisation, à tous les organes. Et nous tendrons la main à tous ceux qui prônent la paix. » ; a-t-il déclaré.


Poursuivant, il a déploré la mort du jeune Thierno Mamadou Diallo la nuit du mercredi, 1er juin 2022 à Hamdallaye dans la commune de Ratoma avant d’exprimer toute sa confiance aux nouvelles autorités pour résoudre ce problème.

« Le souffle qui était né est en train de s’égratigner. Et déjà hélas, on a enregistré la mort de deux personnes… Faisons confiance au ministère de la sécurité, faisons confiance à la justice pour trouver les coupables, de les sanctionner… Je vous le dis, il est inacceptable que même une personne meurt au cours de quoi que ce soit. La mort d’une personne est toujours une mort de trop. », Indique Lansana Kouyaté.

Pour ceux qui font recours à la violence, le président du PEDN estime que les violences n’aideront à sortir sitôt de cette transition. « Si c’est véritablement pour que la transition ne dure pas, la transition va durer si la violence continue soyez en sûr. C’est un manque de vision que de voir une chose et son contraire. »


Avant de finir, le président du PEDN a aussi mis un accent sur le réajustement du prix des produits pétroliers. Selon lui, cette augmentation, n’est pas spécial à la Guinée, c’est un problème mondial. « Le carburant, il y a quelques mois, tournait autour des 50 dollars. Il est aujourd’hui dans les 177 dollars à travers le monde. La crise des infections économique est une vérité. L’augmentation des prix est générale. Donc il faut prendre les choses cas par cas. Ce n’est pas du tout facile, ce n’est pas parce que ce gouvernement est là. Ça aurait pu être la même situation avec un autre gouvernement. » ; a-t-il conclu.

AGP