vendredi , 2 décembre 2022

Guinée : la dette publique explose à 7,2 milliards USD

La stock de la dette publique et de la dette garantie de la Guinée a atteint le niveau jamais atteint de 7,203 milliards de dollars américains, soit environ 64 157,9 milliards de francs guinéens, au terme du premier trimestre de l’année.

La dette guinéenne a explosé au 31 mars en raison de la hausse de l’encours de la dette intérieure qui est passé de 2,5 milliards de dollars en décembre 2021 à 3,26 milliards de dollars à fin mars dernier.

La dette extérieure représentait 54,7% du stock total, soit environ 3,94 milliards de dollars US. Tandis que le taux de la dette intérieure était estimé à 45,2%, environ 3,26 milliards au titre de la dette intérieure.

Un rapport du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan révèle que la dette extérieure est constituée principalement de la dette Multilatérale (47%), de la dette bilatérale et de la dette commerciale. La dette multilatérale quant à elle est composée de la Banque Mondiale (8,9%), du FMI (6,5%), de la BID (3,9%), de la BAD (3,1%).

On rappelle que la dette publique du pays était estimée au premier trimestre 2021 à 6,54 milliards de dollars US.

Le taux d’endettement public, autrement dit l’encours de la dette rapporté au Produit intérieur brut (PIB), a baissé à 42,37%.

« Risque modéré de surendettement »

Nonobstant la progression de la dette publique, le ministère de l’Économie rassure que les indicateurs de viabilité sont à un niveau « modéré de risque de surendettement ».

Il rappelle toutefois que le portefeuille de la dette publique demeure exposé à des risques de refinancement pour la dette intérieure. Pour la dette extérieure, elle reste confrontée à un risque de change.

« Le taux d’endettement est en deçà du seuil communautaire de la CEDEAO de 70% ce qui donne en principe une marge éventuelle de manœuvres pour mobiliser des ressources de financement des infrastructures socioéconomiques de base », explique le département des Finances. « Le taux d’endettement est conforme au seuil de 35% de concessionnalité fixé par le FMI et la Banque Mondiale. »

Emergence Magazine