jeudi , 8 décembre 2022

L’Etat guinéen retire le permis d’exploitation de l’hôtel Sheraton

Un Arrêté signé du ministre guinéen de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Alpha Soumah, annonce le retrait du Permis technique d’exploitation d’établissement d’hébergement de l’hôtel Sheraton Grand Conakry.

La décision ministérielle N°749 en date du 15 avril, n’explicite pas les raisons du retrait du Permis technique N°0093/ONT/2020 accordé au groupe hôtilier en septembre 2020.

Elle fait seulement état de deux courriers de mise en demeure datant du 24 mars et du 6 avril du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, adressés à la Directrice générale de Sheraton. Des courriers restés sans suite.

Le permis est « retiré jusqu’à nouvel ordre », martèle le ministre Soumah dans l’Arrêté.  « A cet effet, quiconque violerait cette disposition en y exerçant une activité hôtelière  ou d’hébergement s’exposera à la rigueur de la loi », prévient-il.

Sheraton Grand Conakry a ouvert ses portes en 2016. L’hôtel Cinq étoiles de standing international est entré en activité dans le sciage du boom hôtelier qu’a connu la Guinée sous l’ancien Président Alpha Condé, entre 2011 et 2018.

L’établissement hôtelier de luxe est doté de 269 chambres, 26 suites, des restaurants, des piscines, des centres de conférences et d’affaires. Il a nécessité environ 60 millions USD d’investissement.

Depuis l’ouverture en 2016, la vie de ce joyau, filiale du puissant groupe hôtelier américain Starwood Hotels & Resorts Worldwide. Inc, lui-même contrôlé par Marriott International Inc, rime avec des grèves, des licenciements jugés abusifs et des tentatives de procès.

En décembre, l’hôtel avait fermé pour cause de « rénovation ».

L’annonce du retrait du Permis technique d’exploitation de Sheraton Grand Conakry intervient alors que le secteur hôtelier guinéen, durement frappé par la pandémie de Covid-19, tente de se relever.

Nous avons tenté de joindre la Direction générale de l’hôtel. Mais nos tentatives se sont avérées vaines. Il reste évident que nous reviendrons sur ce dossier.

Source : Emergence Mag