dimanche , 22 mai 2022

Le changement climatique est là, palpable et étouffant, il faut une bataille collective pour sauver la biodiversité

En Fin août, nous avons pleuré devant les images des incendies ravageant l’Amazonie, prenant conscience que les animaux élevés ici sont nourris avec du soja pour lequel on défriche là-bas. Que nous sommes tous liés, unis sur une seule planète. Que si le plastique envahit la Méditerranée, que si les abeilles disparaissent, c’est aussi notre affaire.

En témoigne le dernier rapport du Giec(Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) consacré au monde marin : réchauffement et asphyxie des eaux, risques d’inondations majeures, fonte accélérée de la banquise… tous les voyants sont au rouge. C’est que nous sommes de plus en plus nombreux à entendre ces cris d’alarme.

D’ailleurs, nombre de nos concitoyens mettent en accord leurs paroles et leurs actes dans la vie de tous les jours.

Une myriade de petits pas qui ont un impact positif. Des actions relevant de la volonté individuelle : manger local, réduire la température de son logement, préférer le vélo pour les trajets courts… Ça marche!
Une personne qui adopterait de manière systématique et quotidienne l’ensemble de ces écogestes verrait ses émissions de dioxyde de carbone (CO2) diminuer de 25 % environ.

Un quart d’émissions en moins, c’est formidable. Mais ça ne suffit pas. Si on veut limiter l’augmentation des températures à 1,5 ou 2 °C, l’empreinte carbone de chaque guinéen en particulier ou l’humanité en général doit baisser de 80 % d’ici à 2050 au minimum.

Pas question pourtant de faire peser la responsabilité de l’état de la planète sur les épaules des seuls consommateurs et citoyens. Pour gagner la bataille, il faut transcender le seul maillon individuel pour accéder à un niveau collectif d’action.

Les entreprises doivent décarboner leurs modes de production. L’Etat doit mener une politique permettant le changement, partout. Accélérer cette action collective est aussi, partiellement, en notre pouvoir. On peut rejoindre une association, s’inscrire sur une liste pour les Communales et Présidentielle en Guinée ou ailleurs, agir au sein de son entreprise.

De la maison aux transports en passant par l’alimentation, ils sont assez simples à mettre en œuvre. Si quelques-uns demandent un effort financier, la plupart permettront au contraire de réaliser des économies. Tous, en tout cas, vous donneront la satisfaction de faire quelque chose pour préserver la planète.

Mohamed Saliou Camara

Journaliste d’investigation et défenseur de l’environnement

Email : mohamedsc88@gmail.com