mercredi , 7 décembre 2022

Affaire passeports biométriques : le ministre de la Sécurité joue et perd face à IRIS

Le Ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Bachir Diallo, qui tentait de résilier le contrat de confection des passeports biométriques guinéens entre l’Etat et la société IRIS semble s’être rendu à l’évidence des failles que renferme son plan.

Après la suspension de la délivrance des passeports en janvier pour « non-respect des engagements de IRIS Corporation », le ministre de la Sécurité s’était lancé dans une opération visant à conforter sa position. C’est ainsi qu’il a récemment effectué une mission au siège de la société en Malaisie.

En Conseil des ministre jeudi 3 mars, Bachir Diallo a reconnu que la rupture de la délivrance des passeports est due à un dysfonctionnement entre la Société IRIS et ses sous-traitants. Mais surtout qu’en raison du « caractère contraignant » du contrat qui lie le gouvernement à cette société jusqu’en 2028, il est nécessaire de reprendre la collaboration dans les conditions nouvelles de manière à assurer un approvisionnement fluide des passeports.

Le ministre qui perd ainsi la baille face à IRIS a annoncé la fourniture prochaine par IRIS d’un lot de 40 000 carnets dont 3 000 immédiatement. « En ce qui concerne les autres aspects de la collaboration, les responsables de IRIS sont attendus en Guinée à brève échéance », a indiqué le Porte-parole du gouvernement.

En définitive, IRIS garde son contrat de production des passeports biométriques jusqu’en 2028.

Fanta Bah