dimanche , 17 octobre 2021

Fête du 8 Mars : l’UE dénonce la persistance des violences basées sur le genre en Guinée

L’Union européenne a encouragé lundi le gouvernement guinéen à œuvrer davantage en faveur de l’amélioration des conditions de vie des femmes et à mettre un accent sur la lutte contre l’excision. 

« En Guinée, certains progrès relatifs à la condition des femmes ont été réalisés, mais des iniquités profondes et des discriminations subsistent, notamment en ce qui concerne l’accès à la santé, à l’éducation et à la justice », a relevé l’UE dans une déclaration rendue public à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes. 

« Les violences basées sur le genre sont, malheureusement, encore très courantes et encore trop souvent tolérées par la société », a déclaré l’Union européenne, soulignant que le taux de prévalence des mutilations génitales féminines est de 94.5% pour les femmes entre 15 et 49 ans. 

A l’instar de la communauté internationale, la Guinée célèbre ce lundi 8 mars, la journée des femmes sous le thème : « Leadership féminin : Pour un futur égalitaire dans le monde la Covid 19. ». 

En raison de la double crise sanitaire qui frappe le pays, les festivités grandioses devant rassembler des milliers de femmes à Conakry et dans les grandes villes du pays sont annulées. 

La ministre des Droits et de l’Autonomisation des femmes Hawa Béagogui a fait état dans une déclaration de la détermination du gouvernement à favoriser une dynamique autour du processus de consolidations des acquis liés à la progression de l’égalité entre les sexes et de l’autonomisation des femmes et filles.

L’UE pour sa part a indiqué que les discriminations basées sur le genre persistent alors que la Guinée a adopté la résolution des Nations Unies qui vise l’éradication des discriminations à l’égard des femmes.

L’organisation et ses pays membres présents en Guinée se sont engagés à apporter leur appui pour aider la Guinée mener avec efficacité la lutte contre toute forme de violence de genre, de la promotion de la santé et des droits reproductifs et sexuels, du renforcement des droits économiques et sociaux, ainsi que de l’éducation et de l’autonomisation des filles et des femmes.

« Ils appuieront enfin la participation des femmes à la vie politique et à la prise de décisions, à tous niveaux », ont-elles signifié, saluant tout de même des perspectives positives comme l’implication des femmes et des filles dans l’élaboration des politiques nationales du Plan National
de développement économique et social (PNDES) II. 

Mamady Fofana