vendredi , 24 mai 2024

Exclue des négociations « l’Unité d’action syndicale » exige 3500 francs/Litre

Les revendications syndicales prennent une autre tournure maintenant en Guinée. Après l’inter centrale syndicale CNTG-USTG, l’Unité d’action syndicale? regroupant dix centrales syndicales, vient à son tour d’appeler à la réduction du prix du carburant à la pompe. Même si sa proposition frise le populisme.

 

Les discussions engagées entre le gouvernement et le groupe syndical CNTG-USTG n’est pas du goût de l’Unité d’action syndicale. Ce mouvement qui regroupe dix centrales dont l’ONSLG et la COSATREG a fustigé ce mardi 26 janvier son exclusion des négociations. Ses membres accusent notamment le ministre de l’Enseignement technique et Porte-parole du gouvernement Albert Damantang Camara et son collègue de la Fonction publique Sékou Kourouma d’être les instigateurs de leur mise à l’écart. Et pour eux, le Premier ministre est servi en désinformation dans la mesure où toutes les forces ouvrières ne se retrouvent pas autour de la table.

 

S’agissant de leurs propres revendications, les dix centrales appellent à l’abaissement du prix du litre du carburant à 3500 francs guinéens. On rappelle que les deux autres avaient demandé 5000 francs guinéens.

 

Ils demandent aussi l’arrêt de ce qu’ils appelle « campagne gouvernementale de discrimination, de désinformation, d’exclusion et de déstabilisation des centrales syndicales ».

 

Aussi, ces syndicalistes demandent une prise en charge de la nouvelle grille salariale des agents de la fonction publique.

 

Selon le syndicaliste Yamoussa Touré de la COSATREG (Coalition des organisations syndicales et des associations des travailleurs retraités de Guinée), le gouvernement doit tenir compte de la chute du prix du baril à l’international. « La Guinée n’est pas en dehors du concert des nations », a-t-il rappelé au cours d’une conférence de presse. Et d’ajouter : « Elle doit se conformer à la flexibilité du prix à la pompe ».

 

Par Mamady Fofana