
Les recettes publiques de l’Etat ont enregistré une moins-value d’environ 600 milliards de nos francs liée à l’importation du carburant. Le ministre d’Etat chargé de l’Économie qui a donné ce chiffre n’a pas précisé si ce montant faramineux représente les taxes auxquelles l’Etat a renoncé suite à l’accord signé avec le syndicat et les importateurs. Il n’a pas non plus dit s’il s’agit de la subvention de l’Etat accordée à l’achat du carburant comme c’était le cas les années antérieures.
On sait seulement que cette perte énorme dans un contexte économique difficile marqué par Ebola et la baisse des recettes publiques pousse aujourd’hui certains partenaires, notamment le FMI, à se poser la question sur la nécessité de réduire le prix du carburant à la pompe. Le gouvernement qui tient à maintenir un climat social et économique apaisés à l’intérieur n’entend pas cela d’une bonne oreille.
Par Elie Ougna