
« Je ne suis comptable de rien du tout », a affirmé le président de l’Union des forces républicaines. « Je n’ai pas piqué un centime de l’Etat. Et si quelqu’un croit que je dois à l’Etat, qu’il le prouve », a-t-il soutenu dans une émission relayée par radio Lynx fm.
Sidya Touré dit être venu aux affaires alors qu’il possédait déjà ses écoles et sa plantation.
S’agissant de sa rémunération pendant qu’il était à la Primature (1996-1999, NDLR), il révèle : « J’étais payé à 1 350 000 francs guinéens. J’ai logé mon salaire à la Banque centrale et je l’ai affecté à des œuvres sociales d’alors ».
En ce qui concerne l’élection présidentielle prochaine, le patron du parti UFR croit savoir que la candidature unique n’est pas le souci principal de l’opposition. « Le problème de l’opposition, c’est l’alternance et non la candidature unique. Si les partis de l’opposition s’accordent sur une candidature unique, l’UFR y accédera ».
Pour l’ancien Premier ministre, le scrutin présidentiel doit se tenir en Octobre « conformément à la constitution ». « C’est une élection inhabituelle car l’avenir des enfants guinéens y dépendra », d’après lui.
Pour Sidya Touré, comme les français l’ont fait en débarrassant de Nicolas Sarkozy, les guinéens doivent offrir l’alternance à leur pays en n’accordant pas une seconde chance à Alpha Condé. « La Présidence n’est pas un centre d’apprentissage », a-t-il lancé.
S’estimant « peiné » avec la mort de l’ancien ministre de la Jeunesse Thierno Aliou Diaouné, Sidya Touré ne voit aucune perspective prometteuse dans le domaine de la sécurité avec le régime Condé.
Par Elie Ougna