jeudi , 29 juillet 2021

En direct du Centre de traitement Ebola de Macenta

Laurent Demont, reporter-photographe, nous adresse son reportage photo en direct du Centre de traitement Ebola de Macenta en Guinée Conakry. Alors que le sujet Ebola a déserté les medias, on y voit des soignants solidaires, formant leurs pairs, et toujours aussi engagés face à l’épidémie, attentifs aux besoins des personnes soignées dans le respect absolu des mesures de bio-sécurité et ce, afin d’empêcher de nouvelles contaminations, y compris la leur.

Des mesures draconiennes de bio-sécurité…

L’un des objectifs d’un Centre de Traitement Ebola comme celui de la Croix-Rouge française à Macenta, en Guinée Conakry est de circonscrire le virus. Cet objectif ne doit pas empêcher de prendre soin des malades et d’assurer un suivi médical irréprochable. Plusieurs fois par jour, médecins et infirmiers vont dans la zone à haut risque pour prendre soin des patients, recueillir les constantes, aider à la l’hydratation et à l’alimentation, donner les médicaments et adapter les traitements. Pour transmettre les signes cliniques entre la zone à haut risque et la zone à bas risque, dans laquelle se trouve notamment la tente médicale avec les dossiers médicaux, les soignants dictent leurs observations à leurs collègues. En effet rien ne peux sortir de la zone à haut risque sans être décontaminé avec une solution d’eau chlorée à 0,5% ou incinéré. Ces mesures de bio-sécurité sont la clé du fonctionnement d’un CTE pour empêcher la propagation de l’épidémie.

L’étape cruciale du déshabillage…

Après un maximum de 45 minutes dans la zone à haut risque, les binômes sortent en passant par la zone de déshabillage. Là, sous la conduite d’un hygiéniste, ils enlèvent un par un tous les équipements de protection : gants, tablier, masque, lunette, gants et bien entendu combinaison. Après avoir pulvérisé les mains du sortant, l’hygiéniste arrose tout le corps avec une solution d’eau chlorée à 0,5% de manière à tuer le virus éventuellement présent sur la combinaison (PPE – Personal Protective Equipment). Outre la fin d’une séance de travail souvent fatigante, le déshabillage marque aussi le retour à une température normale. La première pulvérisation d’eau chlorée fait instantanément baisser la chaleur dans la PPE remarque un infirmier du CTE de la Croix-Rouge française de Macenta, en Guinée Conakry. Lire la suite…