samedi , 18 septembre 2021

La Guinée, 2è pays demandeur d’asile en Belgique

La Guinée occupe le 2è rang des pays demandeurs d’asile en Belgique pour la deuxième année consécutive, selon une mission belge en charge des questions d’immigration en séjour à Conakry.

En 2013 environ 1250 Guinéens ont demandé l’asile auprès de la Belgique. Un chiffre certes en baisse par rapport à l’année précédente (près de 1800), mais qui reste important au point d’offrir le rang de 2è pays demandeur d’asile à la Guinée après l’Afghanistan, et avant des pays en crise comme la RDC et l’IRAK.

 

En visite de travail à Conakry, Maggie De Block, Secrétaire d’Etat à l’asile et à la migration, à l’intégration sociale et à la lutte contre la pauvreté en Belgique a déploré l’augmentation du nombre de Guinéens demandeurs d’asile dans son pays alors que la Guinée renoue avec la stabilité économique et le décollage économique. « L’immigration zéro n’est ni possible, ni souhaite. Mais faire de l’immigration une chance pour le développement de la Guinée psse avant tout par la lutte contre l’immigration clandestine », a dit De Block.

 

Selon la Secrétaire d’Etat, plusieurs demandes d’asile sont formulées chaque année en Belgique. Mais chacune de ces demandes est examinée au cas par cas et de manière rigoureuse par des instances indépendantes. La statut est octroyé lorsqu’il y a un risque réel de persécution grave ou de crainte pour la vie ou la liberté. « La fuite économique n’est pas une raison valable », a-t-elle précisé.

 

Le Directeur de l’Office des étrangers en Belgique, Freddy Roosemont, estime qu’il n’y a pas de persécution en Guinée. Et que  la plupart des demandeurs d’asile sont mal informés par des trafiquants et des membres de famille.

 

Selon M. Roosemont, il n’est pas utile d’introduire des demandes liées à la vie politique en Guinée. « Il y a eu des élections et le développement économique est en vue. Les jeunes doivent rester et en profiter. Introduire une demande d’asile n’est pas réaliste car ça va entrainer une perte de temps et d’argent », a-t-il prévenu, précisant qu’un rapatriement forcé entrainerait jusqu’à 8 ans d’interdiction dans l’espace Schengen.

 

La Belgique encourage vivement le retour volontaire des migrants clandestins et affirme ne pas vouloir faire usage du rapatriement forcé qui pourtant est son dernier recours. « Le retour volontaire est un retour avec plus de dignité humaine. Ils ne peuvent pas avoir notre protection s’ils vivent dans la clandestinité », a souligné Maggie De Block.

 

La Belgique et l’Organisation internationale de la migration (OMI) unissent les efforts pour encourager les retours volontaires. Mais apparemment peu de migrants sont intéressés par ce retour au bercail en dépit des projets de réinsertions initiés en leur faveur. Au moins 40 Guinéens sur plusieurs milliers de demandeurs d’asile ont décidé volontairement de retourner au pays l’année dernière.

Elie Ougna

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