vendredi , 24 septembre 2021

Les diplomates africains invitent l’opposition à siéger au parlement

Les ambassadeurs africains accrédités à Conakry ont rencontré mercredi les leaders de l’opposition républicaine deux jours après la journée ville morte qui a fait un mort et plusieurs dizaines de blessés.

Les diplomates africains parmi lesquels on notait ceux du Ghana, Nigeria, Liberia, Sénégal, de la Guinée Bissau et de l’Angola, sont allés à la rencontre de l’opposition pour inviter celle-ci à mettre fin au suspense en acceptant de siéger à l’Assemblée nationale.

Au cours des discussions, Alkhaly Fodé Soumah, ambassadeur de la Sierra Léone et doyen du corps diplomatique s’est réjoui  de la tenue de cette rencontre et a affirmé la préoccupation de l’Afrique quant à la stabilité de la Guinée.

L’ancien Premier ministre Jean Marie Doré a apprécié la ‘’visite’’ des ambassadeurs. « La Guinée a énormément souffert de la dictature militaire et Alpha Condé était le plus virulent et le plus exigeant des leaders de l’opposition.  Nous sommes gênés et profondément  attristés que ce soit lui qui piétine sans état d’âme les principes cardinaux de la démocratie’’, a dit Doré en présence du corps diplomatique. « C’est à lui qu’il faut parler », a-t-il dit.

A l’issue de la réunion, le président de l’UFR Sidya Touré a fait la déclaration suivante :

« C’est une rencontre de proximité. Quand votre case brûle, ce sont vos voisins qui viennent vous portez secours. Des pays qui entourent la Guinée et qui sont amis à la Guinée ont estimé qu’il était bon d’échanger avec la classe politique, non seulement avec l’opposition mais également avec le parti au pouvoir autour des sujets qui nous préoccupe à savoir comment faire en sorte que les élections qui viennent de se passer puissent connaitre une issue plus acceptable et comment envisager l’avenir.

Nous avons discuté autour de ces questions, nous leur avons fait part des difficultés que nous avons rencontré dans le processus, le déni de justice dont on a été l’objet au niveau de la cour suprême et nous nous sommes préoccupés de l’avenir. De quelle manière les accords politiques du 03 juillet peuvent être mise en place. Nous avons estimé qu’il faut que le cadre de dialogue soit réactivé pour permettre justement que les points d’accord signés puissent être appliqués.

En ce qui concerne, les solutions, nous avons dit notre point de vue. Nous continuons la réflexion, je pense que cela ne prendra plus assez de temps pour qu’on porte à votre connaissance les conclusions auxquelles nous avons abouti. Nous sommes dans une discussion politique, il n’y aura pas de décision au niveau de l’opposition tant que nous n’aurons pas obtenu un consensus total pour qu’on ait une position commune ».

Fatoumata Kéita
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