samedi , 4 décembre 2021
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N’Zérékoré : Sidya utilise l’argument Dadis et oublie un détail…

L’ancien Premier ministre et président de l’Union des forces républicaines Sidya Touré vient de boucler une tournée en région forestière où il a utilisé tous les arguments possibles pour convaincre les électeurs.

A N’Zérékoré, ville natale du capitaine Moussa Dadis Camara, en marge de ses traditionnels discours sur la dégradation des conditions de vie des Guinéens depuis l’arrivée au pouvoir d’Alpha Condé, l’absence des projets agricoles et énergétiques, le leader de l’UFR a dégainé l’arme Dadis Camara pour séduire. Sans citer de noms, il accusera certaines personnes d’être responsables de l’exil du chef de l’ex-junte militaire.

« En 2010, certains sont passés ici pour raconter des histoires. En disant ce sont les opposants qui ont fait partir le Capitaine Dadis. Cela n’est pas vrai. Ceux qui ont fait partir le capitaine on les connait. Ce n’est pas l’UFR », selon Sidya Touré, cité par un communiqué posté sur le site de son parti.

Une fois cet argument utilisé, le numéro 1 de l’UFR est revenu sur les exigences  de l’opposition républicaine devenues plutôt classiques. « Nous avons constaté que des bureaux de vote ont été déplacés à 10 km, parfois même à 20 km. Il s’agit là d’une forme de fraude. Au niveau de la préfecture de Nzérékoré le nombre des bureaux de vote a été réduit de plus de 100 bureaux, alors qu’on est passé de 10.000 bureaux de vote en 2010 à 12.000 en 2013. (…) Il en est de même dans la plupart des préfectures. Des milliers d’électeurs ont disparu du fichier. Pendant ce temps, on vous fait comprendre que le nombre d’électeurs est passé de 4.200.000 à 5.079.000. Mais d’où viennent ces électeurs ? ».

 

Dadis Camara hier à la retraite, aujourd’hui en exil forcé à Ouaga, Sidya Touré semble avoir l’art de manier le verbe pour convaincre. En témoigne ces propos  dans le quotidien ivoirien Fraternité Matin lorsqu’il répondait, non sans ironie, à la question d’un confrère qui cherchait à savoir ce que devenait l’ancien putschiste.  Réponse de Touré : « Je crois qu’il est à la retraite à Ouagadougou. Je ne sais pas s’il est encore dans la vie politique, je ne le crois pas. Il est certain que chacun de nous a, au moins, un village. Peut-être qu’il y a des gens qui ont encore des idées de ce genre, mais pour le moment, il est vraiment à l’écart de la vie publique ».


Fatoumata Kéita
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