mercredi , 22 septembre 2021

Protestation des enseignants vacataires contre la corruption dans le recrutement national

Les enseignants vacataires en colère contre les pratiques de corruption dans l’organisation du concours de recrutement national ont observé lundi un mouvement de protestation à l’endroit du ministère de l’Enseignement pré- universitaire et de l’Education civique, a-t-on constaté sur place.

L’affaire fait suite à la publication des résultats du concours de recrutements organisé récemment par ce département, afin de renforcer l’effectif du corps professoral dans les écoles premières et secondaires du pays.

Sur plus de 24.000 candidatures enregistrées, seulement 1.500 ont été retenues définitivement et affectées dans les effectifs de la fonction publique guinéenne pour être prise en charge financièrement.

Pour les enseignants vacataires en colère et non admis au concours, le ministère les ont trahi après avoir passé plusieurs années dans les salles de classe dans l’espoir être retenu à l’occasion d’un concours national de recrutement.

« Nous sommes dans le désespoir car notre ministre de tutelle n’a pas rempli ses promesses de nous engager à l’issu du concours dont les résultats viennent de êtres publiés officiellement », a raconté un enseignant apparemment très fâché dans les rangs des manifestants.

Le directeur national de l’enseignement secondaire Abdoulay Diarouga a décliné toute responsabilité de son département de cette affaire qui fait couler assez d’encre et de salive dans la capitale guinéenne.

Selon lui, le ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Education civique n’a rien à voir dans cette situation, car c’est le département du travail qui organise un concours national pour recruter des fonctionnaires au compte de l’Etat guinéen.

Cette fonction, a-t-il dit, est plutôt dévolue au ministère du travail et de la fonction publique, qui s’occupe des effectifs de l’ensemble des travailleurs de l’administration guinéenne, y compris ceux de l’enseignement pré universitaire.

Dans le souci de régler le différend, les manifestants ont été invités à mettre en place une commission restreinte afin de discuter avec les cadres techniques du département et trouver ainsi un consensus autour du problème posé.

Xinhua