samedi , 4 décembre 2021
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Démembrements de la CENI : Des ONG proches du RPG sévissent

La désignation des représentants de la société civile, de l’administration et des partis politiques pour la recomposition des démembrements de la CENI se poursuit en Guinée.

Selon la CENI, les Commissions Électorales Préfectorales Indépendantes (CEPI) doivent avoir 15 membres dont 5 pour la mouvance, 5 pour l’opposition, 3 pour la société civile et 2 pour l’administration. Les Commissions Électorales sous Préfectorales Indépendantes (CESPI), 6 membres dont 2 pour la mouvance, 2 pour l’opposition, 1 pour la société civile et 1 pour l’administration. Enfin, les Commissions Électorales Communales Indépendantes (CECI) de Conakry sont sensées avoir 15 membres pour les communes de Kaloum, Dixinn et Matam et 25 membres pour les Communes de Ratoma et de Matoto.

Seulement, voila. A l’intérieur du pays, la volonté du parti au pouvoir d’obtenir le maximum de places dans les instances électorales a donné naissance à une idée pas du tout transparente pour une institution qui promet des élections crédibles. Outre ses 5 ou 2 représentants officiellement reconnus suivant les structures déconcentrées, le RPG-Arc-en-ciel aurait ordonné à des organisations non-gouvernementales  qui lui sont favorables de rafler au moins une place au compte de la société civile.

Ainsi, en Haute Guinée et en Guinée forestière, plusieurs présidents préfectoraux et sous-préfectoraux des organisations de la société civile auraient reçu l’ordre de céder une place à ces « ONG satellites » au risque de perdre leur poste.

« Les responsables des conseils préfectoraux des organisations de la société civiles ont reçu cet ordre et sont obligés de le respecter à la lettre », ont déclaré trois activistes victimes qui affirment avoir perdu leurs places au profit de représentants d’ONG militantes du RPG.

Pour ces acteurs de la société dont les noms auraient été barrés et remplacés par des recommandés, les choses avaient débuté dans la transparence et le respect des principes édictés par la loi. Jusqu’à ce que les injonctions quittent le « sommet ».

Mamady Fofana
contact@kaloumpresse.com