vendredi , 30 septembre 2022

Insécurité: Riposte contre les coupeurs de route dans les provinces

Les services de sécurité guinéens entendent mettre un terme aux attaques des coupeurs de route le long des routes nationales reliant la capitale aux différentes préfectures, dont la fréquence a augmenté depuis la suppression des barrages routiers il y a environ un mois, a-t-on appris mardi de bonne source.

Les services de gendarmerie appuyés par des unités de l’armée ont commencé à effectuer des patrouilles le long des routes menant de Faranah à Mamou sur une distance de 182 kilomètres. Cette route est une sorte de terrain de prédilection pour les coupeurs de routes qui ont dépouillé des passagers d’un taxi de leurs biens, la semaine dernière alors que ceux-ci tentaient de rallier Mamou.

Dans ce même couloir, les attaques ont fait 3 morts ces derniers temps, selon des sources policières.

Les assaillants ne sévissent pas que sur l’axe Faranah-Mamou.

Du côté de la Haute Guinée aussi les usagers de la route se déplacent avec la peur au ventre, une fois la nuit tombée. Car pour se rendre de Dabola à Kankan sur une distance de près de 300 kilomètres, on n’est jamais à l’abri d’une attaque, selon de nombreux témoignages recueillis auprès de passagers et de chauffeurs empruntant régulièrement cette route dont l’état de dégradation poussée favorise cette insécurité.

De ce côté également les autorités de ces préfectures seraient sur le point de coordonner leurs efforts en matière de sécurisation des usagers de la route. Car comme l’a confié un élu local à Xinhua sous le sceau de l’anonymat, « la période des grandes pluies ont généralement enregistrée la multiplication des attaques le long des routes provinciales ».

Les véhicules de transport qui effectuent le trajet de Conakry à Bamako et dont l’itinéraire passe par Mamou, Dabola, Kouroussa, Kankan et Siguiri, constituent les cibles de ses assaillants, avec le gros des passagers composés uniquement de commerçants.

En clair, aucune préfecture guinéenne n’est épargnée par le phénomène des coupeurs de route. Même en Basse Guinée, des bandes armées sévissent.

Ainsi la semaine dernière quatre véhicules ont été la cible d’attaques sur la route nationale reliant Conakry à Boké, dont celui du consul de Guinée aux Canaries, à en croire des sources policières.

Les assaillants mèneraient leurs opérations vêtus de treillis militaires. C’est du moins ce qui découle des affirmations des victimes de ces attaques perpétrées nuitamment.

La suppression des barrages routiers récemment après la mort d’un automobiliste tué à bout portant par un militaire dans la région de Mamou, ne fera qu’empirer la situation sécuritaire, si des mesures de riposte ne sont pas prises dans l’immédiat.

Voilà ce que pensent les usagers de ces routes provinciales qui vivent désormais dans une véritable psychose.

Xinhua