La Francophonie d’Abdou Diouf n’a pas la côte dans le camp de l’opposition à Conakry. C’est l’amer constat. Vous connaissez la dernière ? Lisez plutôt.
La CENI reste le facteur de discorde entre le pouvoir et l’opposition pour aller aux législatives devant (en principe) mettre un terme à la transition déclenchée au lendemain du décès du président Lansana Conté le 22 décembre 2008. Par sa composition et ses actes, cette institution pourtant arrachée de forcing sous le régime Conté ne fait plus l’unanimité. D’où le climat de suspicion, et la guerre des manifestations teintées de d&déclarations de nature à fragiliser le tissus social déjà fébrile que connait le pays, depuis l’avènement d’Alpha Condé à la magistrature suprême. C’est à cet effet que celui –ci a cru bon de faire marquer un arrêt sur les préparatifs de ces élections opérés par les tires décriés Louncény Camara président de la CENI.
Avant de s’envoler pour un long périple en Asie, le président Condé, a ordonné à la dite institution de proroger l’arrêt de la révision de la liste électorale. Dans le communiqué rendu public par son ministre conseiller Kiridi Bangoura (qui est d’office son porte-parole), il a indiqué qu’une commission constituée des experts de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) viendra auditer le fichier électoral. Si cette annonce a créée un engouement du côté du pouvoir et ses sympathisants, tel n’est pas le cas dans chez l’opposition. Celle-ci émet un doute sur la fiabilité d’un tel audit réalisé par des missionnaires de la Francophonie. L’UFDG, le principal parti d’opposition l’a fait savoir la semaine dernière par le biais de son vice-président Fodé Oussou Fofana. L’adjoint de Cellou Dalein Diallo considéré cela comme une fuite en avant de la part du pouvoir. La position exprimée par l’UFDG trouve son écho auprès du collectif et l’ADP. Dans l’ensemble, ces deux blocs doutent fort sur la sincérité de la francophonie. Ils mettent en cause la neutralité. Même si la cause de ce doute n’est pas mise en exergue par l’opposant, une analyse des faits passés lors de la période électorale de 2010 et avant, pourrait élucider l’origine de cette suspicion.
L’OIF est dirigée par l’ancien président sénégalais Abdou Diouf, ami de longue date du président Alpha Condé. Tous deux sont membres de l’international socialiste. En mai 1991, lorsque Alpha Condé a eu des ennuis avec le régime guinéen d’alors pour avoir organisé un meeting non autorisé au stade de Coléah, c’est Abdou Diouf à l’époque président du Sénégal, qui l’a tiré du pétrin en dépêchant à Conakry son ministre d’Etat un certain Abdoulaye Wade qui a pu négocier avec les autorités guinéennes sa sortie du pays après plusieurs semaines de refuge à l’ambassade du Sénégal à Conakry. En 2010, avant à l’entre deux-tour de la présidentielle, Abdou Diouf aurait convaincu Lansana Kouyaté de rejoindre l’Alliance Arc-en-ciel d’Alpha Condé, et aurait essayé en vain de persuader Sidya Touré de rejoindre le vieil opposant. Il est aussi celui qui a proposé au général Sékouba Konaté, président de la transition de nommer à la tête de la CENI, le général malin Toumany Sangaré.
Du côté de l’Alliance Cellou Dalein Diallo président, même si on n’accuse par vertement le Général Sangaré d’a voir favoriser son adversaire, par contre , on lui reproche de n’avoir rien fait pour restaurer la vérité des urnes. Tous ces faits mis dans la balance, il serait risqué pour l’opposition d’avaliser les résultats d’un audit du fichier électoral réalisé par les experts dépêchés par la francophonie d’Abdou Diouf. Ce qui revient à dire que ce n’est pas cet appel à cette institution de la communauté de pays utilisant la langue française qui va rétablir la confiance entre le pouvoir et l’opposition. Déjà cette dernière a boudé l’opération de séduction de la CENI qui dit avoir démontré la fiabilité du fichier électoral réalisé par Waymark les 17 et 18 mai au palais du peuple.
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