mardi , 21 septembre 2021

Sept trafiquants de faunes sauvages épinglés par la police, le verdict de la juge attendu ce mardi

Sept trafiquants  de faunes sauvages, dont cinq Guinéens et deux  Nigérians, sont tombés dans les filets de la police guinéenne, la main dans  le sac, le  28 mars    dernier.

En  effet, ces   braconniers  ont   été mis aux arrêts    à  Conakry, précisément au Petit Bateau, avec (tenez-vous bien) 100kg d’ivoire et dix peaux de panthères. Aussitôt interpelés, aussitôt transférés au niveau de la justice.

Le dossier est actuellement en examen au tribunal de première instance de Kaloum. Le jugement est attendu   avec   impatience   ce mardi. Cette  saisie   intervient, alors que la Guinée est indexée comme étant une plaque tournante dans le trafic de la faune sauvage. Pour preuve, la convention CITE des Nations-Unies règlementant le commerce dans ce secteur  a récemment   indexé notre pays pour la non-application effective de ladite  convention.    C’est  pour renverser la tendance que le ministre délégué  de la sécurité, Mouramany   Cissé,   a convié  la presse  au siège  de son département ce samedi pour porter la solidarité   gouvernementale.

Dans son intervention le ministre Cissé a fait remarquer  que l’interpellation  des  braconniers est rendue difficile en raison   de la porosité des frontières    terrestres et maritimes. Il  a également  cité le manque de moyens  et de logistiques. Pour réduire considérablement le flux de ce trafic, le ministre Cissé a plaidé pour le renforcement de la coopération policière  et judiciaire, le renforcement de la capacité des agents de sécurité et l’assistance étatique. « La lutte contre le trafic de la faune sauvage ne peut pas aller sans concertation », a-t-il lâché.

Pour  faciliter les travaux   sur le terrain, deux points ont été constitués au niveau de la justice et de sécurité. A rappeler que tout  ce combat est mené sous l’ombre par l’ONG Wara Conservation Project, qui se bat pour protection de la faune sauvage en Guinée.

L’Observateur