mercredi , 5 octobre 2022

Publication de la liste des opérateurs de saisie : Les cas d’omission contrastent avec la réaction de la CENI

La récente publication par la Commission Electorale Nationale  Indépendante( CENI) de la liste des quatre mille opérateurs de révision des listes électorales en vue des très attendues élections législatives du 8 juillets prochain, fait déjà des énervés.

Qui disent avoir été omis, (à tort ou à raison) de cette fameuse liste dont la publication cette semaine a été accueillie par une vague de contestations des principaux concernés. Même si de l’autre côté, ça jubile, la CENI n’est pas restée aphone face à cette situation qui aura occupé le menu des médias et alimente des discussions aussi bien à Conakry qu’à l’arrière pays.

Au total, un millier de personnes, pour la plus part des jeunes diplômés qui seraient omis sur  4 000, n’ont trouvé mieux  pour protester  que faire face à la police le mercredi 11 avril dernier devant le siège de  la CENI sis au quartier Camayenne dans la Commune de Dixinn.

Après avoir bien sûr cherché en vain leurs noms sur les trois tableaux d’affichage pour le déploiement  de  quelques 4 000 agents techniques dans les quatre régions administratives du pays. Mais, si ces supposés ou réels agents techniques omis protestaires  par la CENI affirment qu’ils revendiquent un test organisé par CENI qu’ils auraient passé avec des moyennes variant entre 8,9 et 7 à l’Institution électorale guinéenne, on préfère mettre la balle à terre.

Mario Mara, un des responsables, a affirmé à notre confrère de Guineenews que « Quand ils  ont protesté, nous les avons appelé pour les écouter. Finalement, nous avons demandé à tous les omis de s’inscrire. » Sur la première liste des omis, selon lui, il y aurait 102 agents inscrits, qui auraient eu 10 de moyenne. La deuxième liste compte 55 omis, qui revendiqueraient 9 de moyenne. Une troisième liste d’omis serait composée de 83 agents soutenant mordicus avoir obtenu 8 de moyenne.  25 omis disent avoir obtenu 7 de moyenne et 31 autres, disent avoir obtenu 6 de moyennes contre 5 omis qui disent avoir obtenu 5 de moyenne.

« Quand vous les entendez  protester, vous pensez qu’ils sont nombreux alors que c’est un groupe »,  aurait banalisé ce responsable de la CENI. Ajoutant qu’une commission a été mise en place afin procéder à des vérifications  en vue de prendre enfin la décision qui s’impose.

Ainsi soit-il !

En attendant, tous les yeux restent rivés sur la CENI, l’institution en charge de l’organisation  des scrutins électoraux et référendaires en Guin2e, laquelle, il  vrai, est qualifiée de tous les noms d’oiseau par l’opposition du point de vue incompétence  à gérer surtout les prochaines joutes électorales.

La République