
D’après le récit du correspondant d’une radio de la place à Kankan, El Hadj Facély Mara qui générait sa famille avec une rigueur que personne n’ose défier. El Hadj Mara, comme à son habitude, se lèverait très tôt le matin pour faire ses ablutions avant de se rendre à la mosquée pour ses prières de ;’aube. Ce jour il a la ‘’grande maladresse’’ de tirer sur l’une de ses filles qui revenait d’une fête annuelle organisée par son école. Celle-ci étant sotie sous la complicité de sa mère qui l’a aidée à se cacher pour aller en boite de nuit sans que le père ne soit informé.
La fille, retour à la maison aux environs de 3h du matin, trouve la porte principale hermétiquement fermée. Sa mère aurait oublié de coulisser comme à l’accoutumée, elle dormait déjà profondément. Ne sachant plus que faire, Fatoumata n’aurait pas trouvé mieux que se cacher dans la cuisine. Et comme toujours, El Hadj Facély sortit au petit matin, est alerté par des bruits, pendant qu’il prenait ses ablutions. Il se serait précipité aussitôt pour chercher son fusil et tirer à bout portant en direction de la cuisine.
Dans la pièce, sa fille Fatoumata qui recevra la balle en pleine poitrine. Elle pousse tout à coup des cris appelant sa mère de succomber. Le papa ensuite se dirige vers la cuisine et reconnait sa fille ‘’ morte’. Il réveille sa femme et au bout d’un moment, tout le monde a été informé. El Hadj Mara n’a pas attendu longtemps pour aller se déclarer lui-même à la gendarmerie pour meurtre involontaire.
Source : La République