mercredi , 5 octobre 2022

Amnesty International : ONG humanitaire ou simple caisse à résonnance ?

Certaines institutions se caractérisent par leur manque total d’inspiration et une capacité notoire à sortir des sentiers battus. C’est à travers ce prisme que l’organisation dénommée Amnesty International nous est souvent apparue ces derniers temps ; et ce ne sont pas ses prises de positions récentes sur les évènements du 27 septembre 2011 qui vont nous faire changer d’avis.

Sait-on que la vieille institution – qui joue avec nous à la demoiselle effarouchée – est restée muette sur le millier de morts consécutifs à l’invasion de l’Irak par les troupes US à l’initiative de Bush fils ? Elle n’a non plus pipé mot sur les hécatombes au sein de la population civile en Lybie par les bombardements de l’OTAN ; inspirés par Sarkozy à la recherche d’une popularité perdue dans l’Hexagone.

Elle n’a pas élevé la voix non plus pour flétrir les propos irresponsables du président de l’UFDG demandant à de pauvres innocents âgés de 15 à 17 ans s’ils sont prêts à mourir pour assouvir ses rêves de grandeur personnelle.

On ne connait par ailleurs aucun correspondant déclaré d’Amnesty International en Guinée. On peu déclarer sans risque de se tromper qu’Amnesty International n’a pas daigné depuis belle lurette dépêcher le moindre envoyé spécial à Conakry mais elle est toujours prompte à donner de la voix dès qu’il se passe quelque chose en Guinée. Il est regrettable cependant de constater que c’est toujours du réchauffé qu’elle nous donne. A telle enseigne que nous nous demandons ce que veut la vénérable institution britannique.

Pour tout le moins, elle et ses probables commanditaires ne font montre d’aucun esprit de discernement dans leurs analyses de la situation politique guinéenne. Sinon Amnesty et tous ceux qui lui ressemblent admettraient aisément que ce n’est pas le pouvoir  actuel qui use des mêmes méthodes que les régimes précédents pour réprimer les opposants. Ce sont plutôt les mêmes qui ont eu maille à partir avec les régimes précédents (après les avoir servis) qui ont fourbi leurs armes pour passer à l’attaque contre le pouvoir actuel installé par la volonté du peuple de Guinée à la tête de l’Etat.

Du reste, chaque déclaration d’Amnesty International sur la Guinée ne fait des heureux dans le même camp. Facile dès lors – et il n’est nul besoin de chausser ses grandes lunettes – pour savoir qu’en Guinée quasiment toutes les associations prétendument humanitaires, à caractère national ou à vocation internationale, sont dirigées par les individus que ceux qui ont poussé les enfants dans la rue le 27 septembre dernier. C’est un secret de polichinelle que ces prétendus activistes humanitaires, qu’ils soient de l’OGDH, du FIDH, d’Amnesty ou de Human Rights Watch (et ses correspondants de médias transnationaux) sont tous issus de la même communauté et commis à la même tâche de s’opposer farouchement au pouvoir actuel et à ternir son éclat.

Dans ces conditions, nous ne sommes nullement surpris par les piques d’Amnesty International et de ses antennes occultes contre le régime démocratiquement mis en place par les populations guinéennes.

Néanmoins, les observateurs lucides et objectifs savent pour leur part que ce régime-ci, avec le président en tête, aura tout fait pour ne pas donner du blé à moudre à ces jusqu’aux-boutistes, résolus à faire feu de tout bois, y compris des cadavres d’enfants, pour la conquête du pouvoir. Mais, cela, Amnesty International n’a pas de vocable pour le dire.

SOURCE : La Vérité