mardi , 26 octobre 2021

Les coordinations régionales, un danger pour l’unité nationale

Devenus à la faveur de certaines légèretés imputables aux autorités du pays, des groupes d’influence et même de décisions, ces coordinations dites régionales sont à la base de la stigmatisation des Guinéens selon l’étiquette ethnique.

 

Leur rôle de dépositaires des valeurs sociales a cédé la place au statut particulier dont elles s’investissent par rapport aux intérêts qu’elles représentent aux yeux des hommes politiques dont beaucoup s’en réfèrent pour atteindre leur but.

Aujourd’hui plus qu’une simple assemblée traditionnelle des sages, les coordinations sont des lobbies qui interfèrent dans toutes les décisions politiques, au point de paraitre un passage obligé pour toutes prises de décisions, même au sommet de l’Etat.

Le pouvoir actuel est l’otage de la coordination dont il relève, celle de sa communauté qui peut à tout moment et en tous lieux l’interpeller, lui dicter des points de vue, le contraindre à appliquer des principes et même lui demander des comptes sur certaines de ses décisions. Au niveau des autres régions, c’est le même statut dont s’investissent les coordinations, au point d’être devenues des décideurs potentiels.

La Guinée est aujourd’hui malheureusement divisée en coordinations régionales ayant plus d’autorité que l’administration publique. La cellule de base de la société Guinéenne, nous voulons parler des fondements sociaux qui régissent notre vie en commun, est aujourd’hui détruite, du fait de ce clivage communautaire qui porte préjudice à notre identité commune : notre appartenance naturelle au même pays.

Les coordinations sont des regroupements hypocrites de personnes aux intentions douteuses dont certaines œuvrent pour le compte des causes inavouées. Dans sa dernière conférence de presse le médiateur en insistance d’être investi, disait qu’il faut que la coordination de la basse côte soit restructurée.

En réalité sa présence à la tête d’un tel regroupement se justifie par rapport aux intentions qu’il nourrirait à l’égard de cette communauté qu’il entendrait exclure de la vie politique. Déjà avec une telle prise de position, l’on se demande à quoi bon autoriser les coordinations dans notre pays. Si la coordination Haali Pular avait réagi à une telle bourde, les rapports se seraient dégénérés entre deux communautés condamnées à vivre ensemble.

Au sein des coordinations se réfugient des brebis galeuses, toutes sortes d’individus susceptibles de mettre le feu aux poudres. Pour toutes ces raisons et bien d’autres, le pouvoir actuel devrait supprimer toutes ces quatre coordinations régionales qui constituent un véritable danger pour l’unité nationale. A bas les coordinations régionales et vive l’unité nationale. Vive la Guinée une et indivisible !

Source : Le Défi Plus