samedi , 18 septembre 2021

Titi Camara accuse ses collaborateurs de surfacturation

Cette déclaration du premier responsable du sport guinéen a été faite sur les ondes d’une radio locale de Conakry mercredi dernier. Selon le ministre, ses collaborateurs en complicité avec la fédération auraient mis un système de surfacturation en place pour détourner une partie des frais liés à l’hébergement des équipes nationales.

 

Cette information a été démenti hier par la fédération guinéenne de football lors d’un point de presse auquel a pris part Guineefoot. En l’absence de son président Bruno Bangoura en mission en Suisse pour le congrès de la FIFA, c’est Ibrahima Blasco Barry et une petite équipe du bureau fédérale qui ont entretenu la presse sur l’actualité brulante du moment.

D’entrée le chargé des compétition nationale dira: « On n’est pas la pour jeter l’anathèmes sur qui que soit, ou polémiquer autour de ce que les medias relaient en ce moment. Nous voulons juste apporter des éclaircissements sur certains points, pour que l’opinion soit bien informé de tout ».

A propos justement de la surfacturation il dira « je peux vous affirmer sans risques de me tromper que ni moi ni aucun membre de la fédération guinéenne de football ne voit une facture concernant quoi que ce soit. Le ministère le fait sans nous associer. Les billets, l’hébergement, ou les primes sont payés par le départements des sports. On ne peut donc nous accuser de surfacturer quelque chose qu’on ne voit même pas. je crois qu’il faut qu’on se ressaisisse, car on n’est pas obliger de s’aimer, mais on doit tout faire pour que le football soit mieux qualifié. On ne peut nous reprocher quelque chose dont on n’est pas responsable ».

Et Moustapha Camara Kamal Bass de renchérir « le ministre Titi exagère. S’il veut des informations, qu’il s’adresse a ses équipes au département. Nous n’avons rien à voir avec la facturation des frais liés aux matchs. Qu’on se respecte un peu dans ce pays, c’est la fédération guinéenne, on n’est pas ivoirien, ni camerounais on n’est des guinéens. Qu’il arrête de mettre notre intégrité en doute car ici nous sommes que des bénévoles. Nous vivons d’autres activités ».

Concernant le problème le plus brulant de ce moment qui est celui de l’hébergement de l’équipe malgache aucune solution n’est en vue et les deux rparties se rejettent la responsabilité.

Depuis que les Bareas sont à Conakry mercredi, ils ont été logé par le ministre dans un hôtel de seconde zone. Un établissement non homologué par la CAF, donc ne pouvant héberger une équipe de football dans le cadre des compétitions internationales. L’hôtel du Golf de la minière, haut lieu de la prostitution de Conakry est sans eau ni électricité en journée et de surcroit en pleine rénovation. Ce matin, les peintres étaient encore entrain de peindre les chambres dans lesquels certains joueurs doivent passer la nuit. C’est ce qui a fait sortir le Commissaire au match de ses gonds. Le sénégalais Diop Oumar menace d’annuler la rencontre si les malgaches ne sont pas relogés dans un hôtel convenable.

A propos la fédération dira: « On a attiré l’attention du département lors des réunions préparatoires du match en indiquant que cet hôtel n’était pas homologué par la CAF. Mais on ne nous a pas suivi et le problème se pose nous n’avons que 4 hôtels homologués: Novotel, Mariador, Camayenne qui est fermé, Riviera Royal. Si on avait mis les malgaches dans un de ses hôtels et qu’ils se plaignent, libre a eux de trouver mieux, mais a défaut on s’expose a des sanctions ».

Un autre volet abordé lors de ce point de presse est celui du marketing et du sponsoring.

Les pratiques du ministre des sports qui consiste à aller vers les sponsors pour financer certaines activités sportives notamment du Syli National ont été dénoncées par la Feguifoot.

« Tout ce qui concerne les sélections nationales doit être du ressort de la fédération guinéenne de football. Si une entreprise veut sponsoriser le Syli elle est tenue de se rapprocher de la fédération. car c’est la règle, c’est nous qui gérons en principe les compétitions internationales. Et puis c’est pratique, car ça évite des complications après puisque sinon les droits sont détenus par la CAF et si vous voulez faire quelques choses dans leur compétition vous vous conformez au règlement » dira Blasco pour terminer.

La question qu’on se pose est celle de savoir combien de temps va encore durer cette gestion ambivalente du football guinéen où ministère et fédération semblent se tirer à bout portant et après chaque échec se rejettent la responsabilité totale.

Guineefoot