mardi , 18 mai 2021

Journée mondiale de la liberté de la presse : Ce qu’ont dit Ban Ki-moon, Navi Pillay et Irina Bokova

L’humanité célèbre ce mardi 3 mai, la journée internationale de la liberté de presse. Voici, à l’occasion, le message commun signé du Secrétaire général de l’ONU, la Haute Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme et la DG de l’UNESCO.

 

 

La Journée mondiale de la liberté de la presse est née il y a 20 ans dans l’imagination d’un groupe de journalistes réunis à Windhoek, en Namibie. La Déclaration de Windhoek était un appel au combat pour la défense des principes fondamentaux de la liberté d’expression inscrits à l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. C’était aussi le signal du changement dans le monde entier.

Vingt ans après, si le paysage médiatique s’est complètement transformé, notre objectif reste le même : promouvoir la liberté d’expression, fondement de la dignité humaine et pierre angulaire de la démocratie.

Notre époque présente un grand paradoxe. D’un côté, les nouvelles technologies et les nouveaux médias nous offrent des possibilités d’expression sans précédents. Un nombre croissant d’individus peuvent se communiquer des informations et échanger des idées dans les différents pays et d’un pays à l’autre. Cela permet de développer la créativité, de bâtir des sociétés saines et d’associer tout le monde à de nouvelles formes de dialogue.

De l’autre côté, de nouvelles menaces se dessinent. Conjuguées, dans un contexte de changements rapides, avec des formes de restriction plus anciennes, elles représentent de formidables défis pour la liberté d’expression. De nouvelles mesures destinées à bloquer, filtrer ou censurer l’information sont prises tous les jours. Ces menaces revêtent des formes différentes, mais elles se présentent toutes comme des violations d’un droit fondamental de la personne humaine.

L’Organisation des Nations Unies est déterminée à faire en sorte qu’Internet devienne un réseau public vraiment mondial auquel tous auront accès et où tous pourront s’exprimer. Il est donc important que des contenus de qualité soient diffusés. Et il faut prendre des mesures pour assurer la sécurité et l’intégrité physique des journalistes de la presse électronique. Tous les principes de la liberté d’expression doivent s’appliquer au monde d’Internet.

Et nous devons défendre ces principes. Pendant la dernière décennie, plus de 500 journalistes ont perdu la vie dans l’exercice de leur profession. Soixante ont été tués dans le monde au cours de la seule année 2010. Chaque semaine, de nouveaux rapports nous apprennent que des journalistes et des blogueurs ont subi des tentatives d’intimidation et des violences. Nous devons réagir aux violations des droits fondamentaux de la personne humaine. Les États doivent tout faire pour empêcher l’impunité et pour assurer la sécurité des journalistes. Nous n’oublierons jamais le courage de ceux qui ont payé de leur vie notre droit de savoir.

La révolution médiatique suscite de nouveaux débats sur la liberté d’expression, sur le type de réglementation qu’il faut appliquer, sur l’équilibre à trouver entre liberté d’expression et responsabilité. N’hésitons pas à examiner tous les aspects de ces questions. Nous devons tous profiter de l’occasion et assumer la responsabilité du changement. 

Vingt ans après Windhoek, nous constatons tous les jours qu’il est plus important que jamais de promouvoir la liberté d’expression. En cette Journée mondiale de la liberté de la presse 2011, nous demandons à tous les gouvernements de joindre leurs forces à celles de l’Organisation des Nations Unies pour garantir et promouvoir  la liberté d’expression dans les publications papier, sur les ondes et en ligne.

 

Ban Ki-moon, 

Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies

Navi Pillay,

Haute Commissaire aux droits de l’homme 

Irina Bokova,

Directrice générale de l’UNESCO

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