Alpha Condé invité à l’investiture de Denis Sassou-Nguesso

Le président guinéen Alpha Condé a été officiellement invité par son homologue congolais Denis Sassou-Nguesso à prendre part à son investiture prévue le weekend prochain à Brazzaville. Une équation somme toute compliquée pour le numéro 1 guinéen.

Réélu dès le premier tour de la présidentielle de mars avec 60% des suffrages, Denis Sassou-Nguesso, qui totalise 32 ans de pouvoir à la tête du Congo va prêter serment le samedi 16 avril pour un nouveau mandat.

Pour son investiture, le numéro 1 congolais a cru bon d’inviter plusieurs de ses homologues. Histoire sans doute de légitimer sa réélection contestée par son opposition.

C’est dans ce cadre qu’il a dépêché son ministre des Affaires étrangères, Jean-Claude Gakosso, à Conakry pour remettre l’invitation spéciale du président Alpha Condé. Celui-ci absent du pays depuis mardi, c’est son Premier ministre Mamady Youla qui s’est chargé de recevoir l’invitation.

Dans son message transmis au chef du gouvernement guinéen, l’envoyé spécial de Denis Sassou-Nguesso a rappelé les liens d’amitié qui lient les deux pays mais surtout les deux présidents.

 

En se rendant à cette invitation, en principe, le Chef de l’Etat guinéen ne fera que rendre la monnaie de la pièce. Puisque Sassou-Nguesso était à Conakry en décembre pour assister à son investiture. Mais l’équation parait cependant un peu plus compliquée à y regarder de près.

Car répondre favorablement à cette invitation pourrait être interprété comme un soutien de taille à ceux qui œuvrent sur le continent pour la modification des constitutions et donc ceux qui sont favorables à la présidence à vie.

 

Mais dans l’autre sens, les deux Chef d’Etat, tous deux membres de la même famille politique à savoir l’International Socialiste sont des amis de longue date. Ne pas aller à Brazzaville pourrait donc être interprété par Denis Sassou-Nguesso comme une…trahison.

 

En Guinée Alpha Condé qui se réclame comme le « Mandela » de son pays a déjà promis de ne pas toucher à la Constitution au terme de son second et dernier mandat en cours. Va-t-il sécher l’invitation de son homologue congolais ? En Turquie pour le sommet de l’OCI qui se tient du 14 au 15 avril, il pourrait utiliser cet alibi. Et se désolidariser des sirènes révisionnistes.

 

Par Kaloumpresse

 

 

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