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Les commerçants divisés à Labé sur la marche pour leur indemnisation

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Le projet de marche pacifique annoncé par le collectif des commerçants victimes de pillage lors des manifestations politiques de 2013 ne fait pas l’unanimité au marché central de Labé, rapporte l’AGP dans la région.


Après la conférence de presse tenue, la semaine dernière, par le collectif des commerçants victimes de pillage lors des manifestations politiques de 2013, le président de l’Association des jeunes commerçants pour le développement de Labé, Hamidou Chérif Haïdara, affilié à la Section locale de l’Organisation guinéen des droits de l’homme (OGDH) est monté au créneau sur les antennes des radios privées de la place pour dénoncer et condamner toute idée de marche visant à exiger, par la rue, une indemnisation par l’Etat des commerçants concernés.


« Je remercie le Groupe organisé des hommes d’affaires (GOHA) du fait qu’il est en train de se battre pour que le commerçant soit rétabli dans ses droits. Mais, quelque chose reste claire ; nous, membres de l’Association des jeunes commerçants pour le développement de Labé, chargée de la protection des commerçants et de leurs biens dans la préfecture, ne sommes pas d’accord de fermer nos boutiques et magasins pour descendre dans la rue et crier. On n’est plus dans ça », a-t-il prévenu.


Pour cet activiste des droits de l’homme et du citoyen de Labé, il y a mille et une autres manières d’obtenir l’indemnisation par l’Etat des commerçants victimes de pillage.


« Le collectif des commerçants victimes de pillage lors des manifestations politiques de 2013 n’a qu’à trouver des avocats nationaux et internationaux pour continuer sa légitime bataille mais nous n’allons plus donner aux esprits mal intentionnés l’occasion de détruire et tuer des gens », a-t-il ajouté.


Par contre, le président de la Chambre régionale du commerce de Labé, Elhadj Thierno Ahmadou Daka DIALLO déclare n’avoir pas d’abord été officiellement saisi mais n’exclue pas de soutenir cette initiative du collectif des commerçants victimes de pillage en 2013.


« Je n’ai pas d’abord été officiellement informé. Si nous sommes officiellement informés, nous allons apprécier et faire ce qui est bon pour nous », a-t-il indiqué.


AGP