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Boké - Ramadan : un morceau de glace vendu à 6000 francs

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Le début du mois de Ramadan semble une opportunité pour des vendeuses qui, à la recherche du quotidien et de la clientèle investissent chaque soirée, le long des carrefours avec des corbeilles ou bassines remplies de morceaux de glace à des prix vertigineux, a constaté l’AGP.

Dans leur business, ces jeunes dames ne se prêtent à aucune question liée à la baisse du prix d’un morceau de glace, denrée activement recherchée par la quasi-totalité des personnes en abstinence.

S’exprimant au micro de notre reporter, une mère de famille a indiqué: «Comme vous avez constaté, la situation est alarmante. Un morceau de glace coûte entre 5000 et 6000. C’est vraiment incroyable. Passer la journée à jeun et ne pas consommer du frais la soirée, c’est un peu grave. Raison pour laquelle, on accepte des choses pareilles, sinon cela ne se doit pas pendant le mois de pénitence.

C’est le moment de solliciter l’arbitrage des autorités entre les vendeurs de morceaux de glace qui débordent et les pauvres consommateurs que nous sommes. 6000 francs guinéens pour se procurer d’un petit morceau de glace, c’est trop…».

Pour d’autres, «dans certains pays de la sous-région, le mois de Ramadan c’est le mois de facilité, de pitié et de bonté chez tous les musulmans que l’Islam qualifie de frères. Dans les conditions normales, le contraire ne devrait guère se produire dans n’importe quelle ville de notre pays, qui a toujours été une référence dans la pratique de cette religion».

Pire ! Si un pauvre vient auprès des vendeuses avec un petit 3000 ou 4000 francs guinéens, il se verra répugner comme un oiseau de malheur.

Ainsi, dans certaines Communes Rurales (CR) de Boké, notamment Kolaboui, un morceau de glace est vendu à 5.500 et 6000 selon la grosseur.



«Mon mari travaille, mais le salaire est insuffisant pour couvrir tous les besoins de notre famille. C’est pourquoi, j’exerce ce petit commerce pour l’aider dans l’achat des habilles de fête pour nos enfants. Lui seul ne pourra pas…», s’est libérée une femme de passage.

Source : AGP