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Guinée : les délestages du courant électrique, un frein aux activités du secteur informel à Conakry

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Les activités des secteurs économiques relevant du Gouvernorat de la Ville de Conakry sont au ralenti depuis le début de l’étiage au niveau des barrages hydroélectriques qui desservent la capitale guinéenne et ses agglomérations, notamment Garafiri et Kaléta, rapporte l’AGP.


Ces deux grands barrages hydroélectriques de l’histoire de la Guinée enregistrent aujourd’hui des insuffisances ramenant Conakry et environs dans le système de délestage intempestif d’électricité et d’eau potable. Une situation qui constitue un frein aux activités du secteur informel, dépourvu de moyens pour se procurer de groupes électrogènes.

En dépits des ambitions nourries des premières lueurs  desdits barrages, les actionnaires du secteur informel condamnent le mutisme des responsables de la société Electricité De Guinée (EDG) qui git dans les déficits avérés de communication.

Pour des observateurs, «face à ces délestages répétés, qui jouent négativement sur la vie des ateliers comme, la chaudronnerie, la menuiserie, le froid, la vitrerie, la  mécanique, la couture et la coiffure, les responsables doivent imposer  une solution en faveur du décollage économique rapide du pays».

Au bas-fond de Dabondy dans la commune de Matam, la majorité des menuisiers passe toute la journée à jouer à la loterie. Certains négocient avec les nantis de groupes électrogènes pour effectuer des petits travaux de bois.

Le président des professionnels des opérateurs de froid de la ville de Conakry, Lanciné Doumbouya a reconnu, que les factures exorbitantes ne cessent de tomber à chaque fin de mois, malgré le défaut de fourniture régulier du courant électrique.

«Dans certains quartiers de la banlieue, le courant ne vient que la nuit tardive, et d’autres ne l’ont sauf après des semaines», a renchéri un chaudronnier.

Si rien n’est fait, tous les hommes de métier seront à l’affût des jeux de hasard à Conakry, en attendant la saison des pluies d’où l’aggravation de l’indice de pauvreté en Guinée.

Source : AGP