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Le fils d'Oussama Ben Laden voudrait venger son père et punir les Etats-Unis

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Surnommé le "prince héritier de la terreur", Hamza Ben Laden pourrait prendre la tête d'Al Qaïda, selon un ex-agent du FBI.


Il était le fils préféré d'Oussama Ben Laden et son successeur désigné, présent depuis son adolescence sur des vidéos de propagande de l'organisation terroriste Al Qaïda. Hamza Ben Laden, aujourd'hui âgé de 28 ans, pourrait tenter de venger son père, prévient l'ancien agent du FBI qui dirigeait les enquêtes sur Al Qaïda après les attentats du 11 septembre.

Ali Soufan a eu accès aux lettres saisies dans la cache d'Oussama Ben Laden la nuit où il a été abattu, en 2011.

Dans ces courriers, Hamza écrit à son père - qu'il n'a pas vu depuis des années - qu'il se souvient "de chaque regard, de chaque sourire, de chaque mot" prononcé par Oussama Ben Laden. "Je me considère comme forgé dans du métal. La voie du djihad en l'honneur de Dieu est notre raison de vivre", écrivait-il à l'époque, âgé de 22 ans.

Si Ali Soufan tire la sonnette d'alarme, c'est qu'Hamza Ben Laden a refait parler de lui récemment, au point d'être placé par Washington sur sa liste noire des "terroristes internationaux", en janvier.

Ces deux dernières années, il a enregistré quatre messages audio. "Dans le dernier, il parle comme son père, utilise des phrases, des termes cités par Ousama Ben Laden", décrypte l'ancien agent du FBI. "Il dit, en substance : 'Peuple américain, nous arrivons et vous allez souffrir. Nous allons venger ce que vous avez fait à mon père, venger l'Irak, l'Afghanistan...' Tout tourne autour de la vengeance".

Alors que des experts estiment qu'Al-Qaïda a été supplantée par l'organisation djihadiste rivale Etat islamique (EI), Ali Soufan assure que l'organisation n'a jamais été aussi forte : de nombreux groupes présents en Syrie notamment n'utilisent pas le nom d'Al Qaïda pour ne pas attirer l'attention, mais les partisans de l'organisation seraient 20.000 rien que dans ce pays. "Je ne pense pas que même dans ses rêves les plus fous, Oussama Ben Laden pensait qu'un jour il aurait des partisans commandant des armées, des troupes, des territoires".

 

atlantico.fr