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Alexandre Cécé Loua, Ambassadeur de la Guinée en Inde : « Notre coopération à très bien démarré avec l’Inde »

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Nommé ambassadeur de la République de Guinée auprès de la République fédérale de l’Inde, en Février 2012, Alexandre Cécé Loua s’atèle à relever un défi majeur : convaincre ce pays émergent d'investir en Guinée. Pour cet ancien ministre des Affaires étrangères, la mission n’est pas impossible. « Ma feuille d’audience est très chargée. (...)Il faut croire en la coopération avec l’Inde. Des petits gestes que nous posons produisent des grands effets.  Les perspectives sont  meilleures et prometteuses », affirme-t-il lorsqu’on lui pose la question sur l’avenir de la coopération guinéo-indienne. Interview exclusive de notre envoyé spécial à New Delhi.

Marchés financiers: La Guinée veut sa Bourse des valeurs

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DR Mamady Fofana, directeur général du crédit et des changes à la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) détaille le projet de création d'une Bourse des valeurs à Conakry.

Alpha Condé sur RFI: «On va aller aux élections, L’OIF viendra constater que Way Mark fait parfaitement son travail»

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Invité de RFI, le président guinéen Alpha Condé répond aux questions de Christophe Boisbouvier sur le second mandat de Barack Obama et son rapport à l'Afrique, ainsi que sur les élections législatives qui se font attendre en Guinée.

Mariama T. Bah ex-proviseure de Général Lansana Conté : "Ma dignité ne me permet pas de changer de parti"

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Après son limogeage du poste de proviseure du Lycée Général Lansana Conté de Labé et les protestations qui ont paralysée la ville lundi et mardi, Kaloumpresse.com  a joint Mme Mariama Taata Bah par téléphone. Sa version des faits.

Sidya Touré : "Sékouba Konaté a aidé à changer les résultats de l'élection"

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Dans une interview qu'il a accordée au quotidien ivoirien "Fraternité Matin", le président de l’Union des forces républicaines, par ailleurs ancien Premier ministre, donne sa part de version sur la vie politique guinéenne depuis la présidentielle à nos jours.

Oumar Ould Hamaha, chef d’état major général du MJUAO: « Si la CEDEAO ne prend pas garde, nous frapperons partout »

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Dans cet entretien inédit après plus de dix jours de silence et d’absence de Gao, l’enfant d’Araouane et chef d’état major général du MUJAO explique les raisons et s’en prend vertement aux services secrets français, nigériens, mauritaniens et maliens d’avoir distillé ce genre d’information.


 

Avec le verbe qu’on lui connaît, M. Oumar Ould Hamaha de son vrai nom alias « Hakka », met une fois de plus en garde contre toute tentative d’invasion des trois régions qu’ils occupent (MUJAO, Ançardine et AQMI) qui sont tous pareils sans leur consentement. Il égrène l’armada militaire qu’ils ont acquise et insiste sur le fait que MUJAO, Ançardine et AQMi, c’est la même entité. Entretien.

Mali Demain: Comment expliquez-vous les folles rumeurs qui vous donnait « mort au cours de combat avec l’armée nigérienne » ? Qu’est ce qui s’est réellement passé ?


Oumar Ould Hamaha : Ce n’est pas vrai, j’étais parti en famille pour cause de fête. C’est de la manipulation pure et simple. Nous sommes habitués à ce genre de stratégie. Pour preuve j’échange avec vous. Nous avons compris le message. C’est le travail des services secrets français, algériens, nigériens, mauritaniens et maliens. Si non, nous n’avons rien à voir avec le Niger. Comme vous le savez chacun de nous a une famille. Les émirs rendent visite à leurs parents. Donc, j’étais sorti du réseau pour voir des parents et amis. Sinon, il ne s’est rien passé entre nos troupes et l’armée nigérienne. Nous ne partons pas là-bas. J’ai aussi entendu comme vous que j’étais mort au cours de combat. C’est faux !

Comment se porte votre mouvement ?


Il se porte bien. Nous continuons la pratique du Jihad. Cela en permanence autant que la situation nous l’exige. De nos jours, tout va bien. Et rien ne manque ici : la vie est moins chère. Les prix des produits sont abordables. La vie s’améliore dans l’équité, le respect et la solidarité. Il n y a pas de ségrégation. Nous sommes vigilants par rapport à tout cela pour éviter des abus.

Nos sources font état de dissidence entre vous ténors du mouvement. Quand est-il ?

Il n y a aucune dissidence en notre sein. Au contraire nous sommes soudés et sommes en mouvement permanemment à travers le grand désert. Je veux dire à travers les 2/3 du Mali nous les contrôlons. Nos Moudjahidines sont présents à travers les 2/3 du territoire du Mali. Notre combat, c’est l’au-delà pour vivre en paix.

Quand est-il de la traque contre le MNLA ?

Elle se poursuit. Et si après la leçon qu’on leur a infligée à Gao, ils veulent revenir encore, nous leur donnerons une autre plus retentissante que la première. Aussi, le même message s’adresse à la CEDEAO qui veut envoyer ses troupes que nous ne sommes pas prêts à recevoir. Elles ne sont pas la bienvenue.

Quel commentaire faites-vous du gouvernement du Dr Cheick Diarra 2 ?


Comme je l’ai toujours dit que notre présence au Mali, c’est pour la prospérité, la sécurité de nos frères maliens et de l’humanité toute entière. Pour ce qui est du gouvernement de Diarra, il rappelle que chaque roi qui vient fait plus de mal que de bien. Mon point de vue n’est pas positif car c’est un gouvernement fragile qui n’a aucun but. Il ne fera pas mieux que ses prédécesseurs. C’est un gouvernement ségrégationniste. Nous ne le recevrons pas à bras ouverts puisque d’entrée il a été formé sur la ségrégation parce qu’il n y a pas représentants dignes des populations des trois régions : Touareg, Peulh, Sonrhaï ; Arabe. Il n y a aucun représentant au sens vrai du terme. En clair, c’est un gouvernement qui représente les intérêts des occidentaux. Donc, il est composé de mécréants à l’image de la France. Mieux, le discours du PM a été plus explicite car il dénonce l’application de la «charia » qui existe dans les trois régions mais que nous ferons dans tout le reste du Mali. Cette prise de position du PM ne cadre pas avec la nôtre. Nous sommes et nous nous battrons pour l’islam avec l’application de la « charia ».

Comment jugez-vous la position de l’Algérie dans la crise malienne ?


L’Algérie adopte jusqu’à preuve du contraire, une position de sagesse tenant compte de son expérience contrairement aux autres pays. Nous ne l’a mettons pas en garde. Vous savez que l’Algérie est le seul pays qui n’est pas corrompu et une meilleure politique. Au MJUAO, nous sommes pour la « charia ». Il est vrai que l’Algérie se méfie de nous. Mais si elle nous attaque, nous riposterons. Nous sommes prêts à frapper là où elle s’attend le moins.

Est-ce à dire que le gouvernement ne s’entend pas avec vous, les Moudjahidines marcheront sur Bamako ?


Dieu merci, nous pouvons marcher sur Bamako pour montrer aux autres pays le bon exemple en matière de gouvernance, de sécurité, d’équité, de pardon et d’humanisme. En tout cas, c’est ce qui existe présentement dans les trois régions que nous contrôlons. En tout cas, le Sud ne pourra pas nous donner de leçon sur ce plan. Il faudrait d’ailleurs que le Sud prenne l’exemple sur nous au nord. Vous savez, nous n’avons pas besoin de conquérir le Sud par les armes car avec nos Notables, nos Dogon, Peulh, arabe, et autres ethnies, sommes des frères, des musulmans, nous nous entendrons.

Et si la médiation échouait et que l’armée devrait venir vous chasser de vos positions, avez-vous les moyens de la contrer ?

L’armée peut venir. Elle nous trouvera ici fin prêts à en découdre. Si tel sera le cas, rien ne nous empêchera de prendre Bamako en vingt et quatre heures (24heures). Comme vous le savez, le pouvoir ne nous intéresse pas. Pour quoi la France ne vient pas récupérer ses otages que nous détenions ?
Nous sommes prêts avec nos batteries, missiles (américaines, Russe, Chinoises, Libyennes, Françaises…) qui sont placés à toutes nos frontières. Nous avons plus de 20 000 missiles, des B30- 106- 14-106. Nous ne blaguons pas !
Aussi, sachez que la population ne reconnait plus l’armée malienne et sommes prêts à frapper à Koulouba. Nous pratiquons une guerre sainte. Nous ne sommes pas des rebelles. Nous sommes des hommes de Dieu. Renseignez-vous au près des otages que nous venons de libérer. Ils en savent quelque chose. Sachez que nous sommes des autochtones.

Etes-vous prêts pour le dialogue avec le gouvernement ?


Il faut savoir une chose que le Nord n’est pas colonisé. Notre mission s’étendra à toute l’Afrique et dans le monde entier. Aucun gouvernement n’échappera pas. Sachez que nous sommes des autochtones. Ce qui se passe est une guerre d’abord nationale. Souvenez-vous des attentats du 11 septembre aux USA. Et si la CEDEAO ne prend pas garde, nous frapperons partout.
En ce qui me concerne, je ne suis qu’un élément du MUJAO qui se soumet à Dieu. Pour moi, le chien aboie, la caravane passe. En tout cas, nous sommes prêts à recevoir la CEDEAO, le Niger et autres pays même Occidentaux.

Comment voyez-vous l’avenir du Mali ?

Il dépendra de ce que Dieu nous prédestinera. Ce qui devra être clair : il n’est pas possible qu’un croyant s’unisse à un mécréant. Nous ne nous unissons pas aux mécréants. Ce qui compte c’est d’être des musulmans.

Quel appel avez-vous à lancer ?


D’abord je tiens à dire que je fiers et digne d’être malien. C’est un appel de fraternité que je lance à tous mes frères afin que nous nous unissons à même puisque c’est l’au-delà qui nous intéresse. Surtout, ne pas se laisser submerger par les occidentaux. Il faut être digne. A la CEDEAO je leur dirai que nous avons plus de 15 000 hommes équipés bien formés comme des lions pour les accueillir. A l’armée malienne je dirai qu’elle a failli en ne payant pas les droits des familles orphelines de soldats morts au combat. Pour nous, le Jihad est une obligation divine que nous mènerons avec la grâce de Dieu. Aussi, nous apprenons ça et là que le MNLA prétend revenir, cela ne nous ébranle pas. Ils peuvent rêver. Ils nous trouverons là bien en place.

Mali Demain

Cellou Dalein Diallo : «Alpha Condé est un stalinien. Il aime exercer le pouvoir lui seul, dans la plus grande opacité»

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Entre le président Alpha Condé et l’opposant Cellou Dalein Diallo, l’adversité est si tenace que les deux hommes ne tarissent pas de propos acerbes pour se régler les comptes dès que l’occasion se présente.

« Je suis assez satisfait du tour que prennent les choses en Guinée.» dixit Bertrand Cochery, Ambassadeur de France en Guinée

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Depuis l’installation d’un président élu il y a plus de 18 mois, la Guinée s’évertue à réactiver et intensifier ses relations avec l’ensemble de ses partenaires au développement.