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Etat de droit en Guinée : L’UE apprécie les efforts fournis par le régime

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La mission Article 96 de l’'Union européenne qui a séjourné à Conakry du 28 au 29 février a livré sa conclusion. Selon elle, les autorités guinéennes ont fourni beaucoup d’efforts dans le domaine de la gouvernance économique, la promotion des droits de l’'homme et la lutte contre l’impunité.


La mission va présenter son rapport au Conseil de l’Union européenne et formuler des recommandations visant à accompagner la Guinée dans la finalisation de la transition politique amorcée en 2008. Mais en attendant, elle s’e réjouit des réformes engagées par Conakry.


« Il y a beaucoup de progrès et beaucoup d’'espoir », a déclaré mercredi soir, Sean Doyle, Chef de Division Afrique de l’'Ouest. La délégation s'’est particulièrement réjouie de l’'ouverture d’'une procédure judiciaire contre le lieutenant-colonel Moussa Tégboro Camara, dans le cadre de la répression meurtrière du 28 septembre 2009 à Conakry. « Nous souhaitons qu’'il n’'y ait pas d’'impunité et c’'est bon pour le pays ».


Législatives


La mission  s’est entretenue avec toutes les composantes de la vie socio-politique de la Nation guinéenne. Président de la République, Premier ministre et quelques membres du gouvernement, CENI, le comité de facilitation du dialogue politique, opposition radicale, la mouvance et le centre. Après ses concertations, elle a rappelé que l’'UE va allouer l'essentiel de ses financements à la Guinée après la tenue du scrutin législatif. Mais avant d’'en arriver là, l’a mission a indiqué qu’'elle est prête à mobiliser 5 millions d’'euros pour appuyer le processus électoral. «Nous nous tenons prêts à remobiliser notre coopération après les élections. Pour nous, il est temps qu’'on arrive avec notre appui », a ajouté Doyle.


Mettant en doute les possibilités techniques qui peuvent permettre l’'organisation du scrutin en Mai, comme l'a annoncé le ministre de l’'administration du territoire, le chef de la mission a invité les décideurs à fixer la date en tenant en compte de la saison hivernale qui pourrait empêcher certains citoyens d'exercer leur droit de vote.

Mais attention. L'UE s'est montrée on ne peut plus très claire. Même si sa position officielle par rapport au délai n'est pas connue, l'organisation souhaite que le vote se déroule avec l'opposition. Mais si celle-ci refuse par mauvaise foi de faire évoluer le débat au point de boycotter la consultation électorale, elle n'exclut pas la possibilité de débloquer ses sous. Lesquels fonds avoisinnent 160 millions d'euros et qui seront financés progressivement dans des programmes d'appui à la démocratisation de la Guinée. « On voudrait que les choses soient faits normalement», a conseillé le diplomate, avant de demander au pouvoir de ne pas non plus « trainer les pas éternellement».


Elie Ougna
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