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Alpha Condé flingue Senghor et Houphouët-Boigny :"Le Général de Gaulle a puni la Guinée avec leur complicité"

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Depuis la ville de Xiamen, dans la province de Fujian en Chine, où il prend part au 9è sommet des BRICS, le président guinéen Alpha Condé, a rappelé lundi le rôle sombre joué la France et certains de ses complices pour causer le retard économique de son pays, la Guinée.

 

Les président Charles de Gaulle, Léopold Sédar Senghor et Félix Houphouët-Boigny se retournent certainement dans leur tombe.

 

Mardi, devant des investisseurs privés chinois, le chef de l'Etat guinéen s'est livré en effet à un petit cours d'histoire. Lequel cours avait trait aux raisons du retard économique accusé par la Guinée depuis son "Non" historique au projet de communauté française porté à la fin des années "50" par le Général de Gaulle.

 

Devant les hommes d'affaires chinois Alpha Condé a indiqué que de toutes les anciennes colonies françaises, c'est la Guinée qui était prédisposée pour un avenir radieux en raison de son potentiel économique énorme. "La France avait promis de faire de la Guinée le porteur de son développement économique. Puisque nous avons les matières premières et l’énergie", a entamé Condé.


"Malheureusement, a-t-il enchainé, la Guinée est le seul pays qui a osé dire "Non" au référendum sur la communauté française. Pour cela le Général de Gaulle a estimé qu’il fallait punir la Guinée. Mais le Général de Gaulle n’a pas puni la Guinée seul. Il l’a fait en complicité avec les présidents de Côte d’Ivoire et du Sénégal à l’époque, c’est-à-dire le président Houphouët Boigny et le président Senghor. C’est ce qui a causé le retard de la Guinée".


Mais selon Alpha Condé le calvaire de la Guinée ne s'est pas limité à l'époque des indépendances. Puisque le régime militaire qui est venu après la mort de Sékou Touré en 1984 n’a pas arrangé les choses.

 

Pour lui, le retour de la Guinée sur le plan économique n'a été effectif qu'à partir de 2010 suite à l'organisation de la "première élection démocratique" de son histoire. Scrutin qui s'est soldée par son élection à la magistrature suprême du pays, rappelons-le.

 

Depuis, "la Guinée a repris sa marche en avant", a-t-il conclu.


Par Kaloumpresse.com