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L'Afrique peut faire affaire avec la Chine et Mars si l'Occident refuse, selon Alpha Condé

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Pour le président en exercice de l'Union africaine Pr Alpha Condé l'Afrique confie la réalisation de ses infrastructures à la Chine au détriment de l'Europe pour une simple et bonne raison.

 

S'exprimant sur China Global Television Network (CGTN) le chef de l'Etat guinéen a estimé que le continent noir privilégie la Chine en raison de la disponibilité de cette dernière.


D'après lui, aucune société occidentale ne soumissionne à un appel d'offre lorsqu'il s'agit par exemple de la construction de barrages hydroélectrique dans le cadre de l'OMVS (Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal, NDLR).



"Si ce sont les chinois qui soumissionnent nous leur donnons", a-t-il coupé court, dans l'interview accordée à la chaine étatique chinoise qui émet en direction du monde.


Le président Alpha Condé reconnait dans l'entretien, la nécessité pour l'Afrique de disposer d'infrastructures. Mais en même temps, il a dit ne pas comprendre pourquoi les entreprises occidentales refusent de réaliser ces infrastructures pour l'Afrique.



''Nous avons besoin des infrastructures. Si c’est la Chine qui est prête à les faire nous ferons avec la Chine. Si ce sont les gens de la planète Mars qui sont prêts à nous les faire, nous ferons avec eux", a-t-il affirmé.



Poursuivant dans l'entretien, M. Condé qui s'exprimait au nom de l'Afrique en qualité de président en exercice de l'UA a demandé plus de flexibilité dans le traitement des dossiers du continent par les institutions de Bretton Woods.



"Lorsque la dette d’un pays africain atteint 50% de son PIB tout de suite ont crie. Mais la France est à 98%, le Japon à 200%. Nous voulons que l’Afrique soit traitée par les institutions financières internationales comme les autres pays.  Que l'on ne condamne pas l’Afrique seulement à des crédits concessionnels".


Pour le président de la Guinée, il n'est plus question que le continent noir soit vu comme un mendiant.



"Nous voulons des investissements dans les secteurs prioritaires. Nous voulons que les institutions internationales changent de comportement et que l’Afrique ne soit plus traitée comme mineure".



Par Ougna Camara, Beijing