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L'Etat veut supprimer les bulletins de solde papiers qui lui coûtent 80 millions GNF/ Mois

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L'impression des bulletins de salaire des personnels de la Fonction publique coûte très cher à l'Etat guinéen. Le gouvernement envisage déjà sa suppression pour réduire les coûts.

 

Le Conseil des ministres du jeudi 15 juin a été consacré en partie à l'impression des bulletins de paie.

 

Le gouvernement guinéen envisage en effet de dématérialiser ces bulletins de solde des salariés. La nouvelle politique est un prolongement de la modernisation de l'administration guinéenne. Elle vise surtout à rendre celle-ci économique et commode.


Cette dématérialisation est à la fois nécessaire et urgente. D'autant que les bulletins sont imprimés pour 100 000 fonctionnaires avec un coût mensuel estimé à 800 GNF par bulletin. Tout calcul fait, l'Etat dépense 80 millions de francs guinéens par mois pour imprimer des bulletins dont une grande partie ne parvient pas à ses destinataires. 


Selon le ministre du Budget Mohamed Lamine Doumbouya la dématérialisation des bulletins de paie constitue une partie de la révolution technologique en cours dans le pays. "Elle offre la possibilité à tous les travailleurs de la fonction publique, à partir d’un poste connecté à l’internet (ordinateur, smartphone ou autres) et de leurs identifiants personnels de pouvoir accéder directement à leurs bulletins de paie", souligne-t-il.

 

Cette mesure est salutaire à bien des égards. Car elle va assurer la protection contre les pertes et/ou les destructions des bulletins et favoriser leur accessibilité à distance.



Elle va également réduire les frais d’impression et d’acheminement, et optimiser les processus de gestion des ressources humaines. Si tout se passe comme prévu le passage à ce nouveau système à partir du 1er Avril 2018.


Il faut préciser que la Guinée n'est pas le premier pays à s'aventurer dans la voie de la dématérialisation des bulletins de salaire de ses fonctionnaires du public. Depuis l'année dernière les travailleurs de la Côte d'Ivoire peuvent consulter les leurs en ligne.

 

Par Elie Ougna